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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 14:39
Arabie saoudite : la fuite en avant dans la barbarie

L’horreur sanglante n’a jamais fait reculer un royaume qui s’enfonce aujourd’hui, de plus en plus, dans son impasse meurtrière. Au journal télévisé de ce pays sorti de nulle part et qui se dirige vers l’abîme du diable, un présentateur cite, un à un, les noms des condamnés à mort et exécutés le jour même.

Comme la barbarie de la situation ne suffisait pas, chaque nom est illustré par la photographie de celui qui a trouvé la mort. Plus encore dans l’innommable, chaque photographie est numérotée et s’égraine aux yeux des téléspectateurs, comme un concours de bestiaux à vendre. Quarante-sept visages et noms numérotés ont défilés sur l’écran, il ne manquait que le son du tambour.

Le royaume saoudien, la pire représentation que pouvait avoir le monde musulman, déjà si marquée par ses lourds handicaps de régimes politiques peu enviables, vient de creuser encore plus le fossé qui le sépare de l’humanité.

La fuite en avant s’accélère et on ne voit pas comment ce royaume de cauchemar évitera à la région un autre bain de sang, dans une déflagration qui risque de nous entraîner, cette fois-ci, dans une escalade avec l’Iran. Car il ne s’agit pas seulement de l’exécution d’islamistes terroristes (ce qui ne justifie jamais la peine de mort) mais également d’un leader de l’opposition chiite, comme une insulte et une violente provocation envers une partie importante de la population du pays. Ce n’est pas seulement une faute mais un drame considérable et l’Arabie Saoudite est prête à préserver son régime féodal au prix de centaines de milliers de morts et d’une catastrophe régionale encore pire que celle que nous connaissons actuellement.

Ce régime s’est toujours comporté comme la pire image que l’humanité peut donner au côté obscur des hommes. Des milliers d’années de barbarie de l’homme et des sociétés guerrières sont résumées, sous nos yeux, en un seul exemple.

Ce pays a financé la dérive islamiste, participé à toutes les manœuvres de déstabilisation régionale, enterré les femmes dans un statut d’esclaves, coupé la tête à des milliers de citoyens et, comble de la barbarie, en public.

Les milliards de dollars amassés par la famille royale n’ont pas préparé d’un iota un quelconque début de préparation à un avenir prometteur et moderne. Tout a été calculé, préparé et organisé afin de maintenir une féodalité bestiale qui n’honore pas seulement les pays arabes mais l’espèce humaine.

Aujourd’hui, ce pays voit avec crainte le sang de la bête se tarir suite à une baisse considérable de ses revenus pétroliers. Sa population est au bord du déchirement et de la guerre civile, ses opposants de plus nombreux et son armée à l’image de son royaume d’opérette.

Voila ce qui se passe lorsqu’on ferme les yeux pendant des décennies sur une monarchie qui s’est comporté de la sorte pour des revenus pétroliers, aujourd’hui disparus.

Et ce sont les gardiens des lieux saints !

Sid Lakhdar Boumédiene

Enseignant

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:55
Trafic du pétrole volé par Daech Erdogan et sa famille pris la main dans le sac

La vente de pétrole est l’une des principales sources de revenus des terroristes en Syrie. Selon diverses sources concordantes, elle leur rapporte environ 2 milliards de dollars chaque année.

Le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, en est désormais quasi certain : le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille sont directement «impliqués» dans le trafic de pétrole avec l’organisation Etat islamique (EI). «Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l’Irak, s’avère être la Turquie. D’après les informations obtenues, la classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal», a-t-il déclaré hier devant plus de 300 journalistes. Dans la foulée, on apprendra que la semaine dernière, 2000 terroristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie et que plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés à Daech.

D’après les services russes de Renseignement, après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l’EI vers des ports où l’or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage. La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l’EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée ; l’itinéraire nord mène à Batman et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.

Pour appuyer ses affirmations, le ministère russe de la Défense a dévoilé des photographies de convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu’à la frontière entre la Syrie et la Turquie. «Nous connaissons la valeur des paroles d’Erdogan. Il a déjà été pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d’armes aux terroristes, sous couvert d’aide humanitaire. Pour cette raison, les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé», a martelé Anatoli Antonov lors de sa conférence de presse.

A titre d’exemple, le premier itinéraire est utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures tirés des gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières de Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d’Iskenderun et Dörtyol. Sur une photo satellite prise le 16 novembre dernier, il est possible de voir une accumulation d’au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.

Selon le site d’informations sputniknews.com, le Renseignement spatial russe a également révélé qu’après avoir traversé la frontière, les camions-citernes chargés de pétrole se dirigent vers les ports d’Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers. Une partie du pétrole est chargée à bord de navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, le reste est vendu sur le marché intérieur.
La vente de pétrole est l’une des principales sources de revenus des terroristes en Syrie.

Selon diverses sources concordantes, elle leur rapporte environ 2 milliards de dollars chaque année. Cet argent est ensuite «investi» dans le recrutement de terroristes du monde entier et l’achat d’armes. L’EI possède 8000 camions-citernes qui transportent chaque jour 200 000 barils de pétrole. Une véritable industrie du crime que la Turquie d’Erdogan aide à prospérer. 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 12:50
  La terreur n'a pas de frontières!

Par Kamal Guerroua

«Je te chante la vie pour que tu ne meures jamais dans les cœurs, je te chante la vie pour que ta voix célèbre toujours et partout l'amour...» Anonyme

Paris est martyrisé, Paris est triste, Paris est en larmes! La ville lumière a assisté dans la douleur au meurtre de ses enfants! La machine de la mort qui aurait endeuillé la veille le Liban, le pays des cèdres et de la science est passée par là avec son arsenal et ses mitraillettes pour cueillir ces cœurs parisiens joyeux dont le seul tort serait, peut-être, de vouloir vivre. C'est dire que plus aucun pays n'en est à l'abri. La haine n'a pas de frontières, le terrorisme n'a pas de visage ni d'identité, encore moins de nationalité ou de géographie. Il est décidément transnational, inhumain, monstrueux et barbare. En ce sens qu'il peut taper à toutes les portes et à n’importe quel moment pourvu que ça saigne, ça blesse, ça détruit et ça tue. Ses ennemis ne sont autres que la vie, l'amour, la fraternité, la paix, etc.

En effet, de quelque angle que l'on regarde ces derniers attentats de Paris, on ne peut que buter sur de profonds questionnements : à qui profite le crime? A qui profitent ces insoutenables images d'horreur ayant plongé en seulement une nuit toute la France dans la psychose, la peur, l'hystérie et qui ont, bien sûr, déterré les relents enfouis d'islamophobie? Pourquoi la capitale hexagonale n'a-t-elle pas échappé au carnage du vendredi malgré l'impressionnant dispositif sécuritaire du plan Vigipirate mis en œuvre depuis au moins l'affaire de Charlie Hebdo? Le gouvernement de Manuel Valls serait-il vraiment face à une machine terroriste hyperorganisée et si aguerrie qu'il perde les pédales sur le terrain ou la performance des meurtriers du Bataclan et du Stade de France n'est que l'éloquente démonstration des failles dans le réseau des renseignements hexagonaux (failles soulevées déjà dans l'affaire Merah et les frères Kouachi) ? Et puis, pourquoi est-ce la France qui, en moins d'une année, en est deux fois ciblée et non pas la Belgique (la plaque tournante du terrorisme), ou l'Angleterre, l'Allemagne par exemple engagées à juste titre dans la guerre contre Daesh au Moyen-Orient? Et enfin quelles seraient les implications de telles attaques sur la tournure des événements à venir : la conférence internationale sur le climat (Cop 21), les échéances de régionales prévues en décembre, puis... le grand rendez-vous présidentiel en 2017? En tout cas, ces attentats mettent en évidence beaucoup d'interrogations pour diverses raisons (le contexte international caractérisé par une crise énergétique sans précédent, la manière encore plus professionnalisée avec laquelle les djihadistes ont mené les opérations, l’enchaînement troublant avec les attaques du Liban et de la Turquie, etc).

Bien évidemment, il y a une différence de taille entre les attentats de janvier dernier et ceux d'aujourd'hui. D'abord, les premiers ont ciblé au nom des idéaux religieux fanatiques la liberté d'expression au sens le plus large du terme (la rédaction de Charlie Hebdo qui s'est permise par le biais de ses caricatures de toucher à la personne du prophète de l'Islam) et la communauté juive ( prise d'otages et meurtres dans le magasin Hyper Cacher ) alors que les seconds sont des fusillades systématiques dans le tas contre une population civile qui est, pour le moins que l'on puisse dire, politiquement ou idéologiquement «neutre». En plus, si les terroristes ont adopté en janvier une stratégie de loups solitaires qui privilégie la thèse de l'ennemi invisible, cette fois-ci ils ont enfreint la règle et se sont affichés directement. Ce qui équivaut après la revendication de Daesh de ces attentats à un appel de guerre contre la France et ses intérêts partout. Ensuite, il y a le contexte électoral. Il serait un peu tôt de parler de 2017 mais il n'en reste pas moins que la montée en puissance du Front National ces derniers temps avance les signes précurseurs d'une fièvre de panique comparable à celle du deuxième tour des présidentielles de 2002. Marine le Pen qui s'est déjà donné des ailes de vautour en raflant toutes les consultations électorales précédentes trouvera sans doute dans la recrudescence de tels attentats une aubaine idéale afin de s'ancrer dans une société déçue par la piètre prestation de l'exécutif socialiste. Autrement dit, la peur de l'étranger et de l'immigration en général serait redynamisée de façon plus virulente dans les prochains mois. Sachant bien en plus que l'extrême droite a tiré le plus gros profit de la faiblesse d'un camp de républicains rongé par des «bisbilles» de leadership et de la forte inquiétude générée par l'instabilité du front de l'emploi. Autre donnée, si à l'intérieur de l'U.M.P, les dés ne sont pas encore jetés, Sarkozy naviguera à vue pour se tailler le costume d'un incontestable chef d'opposition en jetant de temps à autre des fleurs à cette extrême-droite en perte de vitesse de manière à amortir le coup des déchirures internes de sa formation politique. Quant aux socialistes, eux, ils ne lâcheront jamais prise et tenteront de ressouder leurs rangs autour du thème de l'unité nationale. Les moments de crise sont fort propices à l'émotionnel, au subjectif et aux flux lyriques du patriotisme, Hollande dont la popularité est en déclin le sait bien, s'en sert pour émouvoir à bon compte et recadrer le restant de son mandat autour de l'enjeu sécuritaire. Une thématique qui assure les français et qui aurait valu d'ailleurs à son rival Nicolas Sarkozy la victoire aux élections présidentielles de 2007 face à Ségolène Royal.

A côté de ces données, il est un problème sensible dans la société française. C'est que des pans entiers en son sein affrontent des discriminations relatives à leurs origines, leur religion et leur culture. La capacité phénoménale de ce terrorisme djihadiste à affecter profondément son immunité tient en premier lieu à un atmosphère anxiogène nourrie par ce que l'ivoirien Tidjane Thiam appelle «un plafond de verre». Autrement dit, ce mur transparent du racisme qui tue le génie et la diversité. L'islamisme et le fanatisme religieux y ont déniché un terreau fertile pour la propagande djihadiste et des jeunes français «stigmatisés» n'hésitent guère à faire des voyages en Syrie et en Irak (entraînement dans les camps militaires) rien que pour défier cette société figée qui ne leur aurait donné aucune chance d'épanouissement «à force de jouer avec les haines, écrit Edwey Plenel, nous produisons des monstres qui se retournent contre nos libertés fondamentales. Nous avons crée un climat où ces crimes sont possibles». Somme toute, une islamisation croissante de la question sociale se vérifie chaque jour dans les banlieues, ces vastes territoires perdus par la république. Faute de référent identitaire sain en raison d'une panne cruelle d'intégration, la quatrième génération de jeunes issue de l'immigration peine encore à se trouver des repères dans cette France pourtant diverse, multicolore, multiraciale et multiculturelle. En revanche, quoique puissent être les justifications, plus aucun musulman de France ou d'ailleurs n'acceptera aujourd'hui d'être assimilé à ces monstrueux terroristes. Et il est grand temps que ces amalgames entretenus à mauvais escient par certaines élites occidentales entre «musulman» et «terroriste» devraient disparaître.

Par ailleurs, il est vrai aussi que ces dernières années la France s'est engagée militairement partout. De la Libye au Centrafrique en passant par ses interventions en Syrie, elle n'a fait que s'attirer les foudres d’Al-Qaïda, Daesh et toutes les mouvances islamistes. En conséquence, sa sécurité intérieure aura forcément subi l'impact de ses prises de position très offensives à l'extérieur. Or l'on remarque que jusqu'en 2007, l'Hexagone était presque loin de ce tumulte n'étaient-ce ses engagements, du reste, hérités de son passé colonial dans la fameuse Françafrique (Somalie, Côte d'Ivoire, Djibouti, Sénégal, etc). La raison est un secret de Polichinelle , le repli de la droite au pouvoir depuis 1995 sur les questions nationales et en particulier le rejet historique de l'ex-président Chirac de s'impliquer dans la guerre de l'Irak. Ce qui a ajouté une plus-value d'estime au prestige de la France en tant que garante de cette «politique arabe de la France» et son rôle de premier ordre dans l'architecture interétatique internationale (force nucléaire qui possède le droit de veto face aux américains trop impérialistes, colonialistes, interventionnistes, etc) .

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 15:25
Frères musulmans : Derviches tourneurs ou conquérants politiques ?

De l’aveu même de Lénine, il n'y a pas de révolution sans peloton d'exécution. Exception faite éventuellement de celle des Frères musulmans qui payent depuis lors leur anémie sociopolitique. De ce fait un choix cornélien s'impose aujourd’hui aux idéologues du mouvement qui survivront à la purge actuelle. Ou bien quitter définitivement le champ politique au profit du militantisme sociétal en influençant la politique par l'entrisme lobbyiste genre l'Opus Dei catholique. Ou bien, se résigner une fois pour toute à rendre coup pour coup et élever en cas de retour au pouvoir les échafauds. Sortir en somme de la logique des derviches tourneurs pour rentrer dans celle des conquérants politiques comme justement leurs collègues turcs de l'AKP.

L’idéologie djihadiste contemporaine est née dans les prisons de Nasser durant la période sanglante s’étalant sur ses deux décennies de règne absolu.
Alliés de la conquête du pouvoir aux « Officiers libres », les Frères musulmans se sont en effet devenus rapidement leurs adversaires gênants.

Et la rupture entre les deux fut brutale. Tortures, exécutions et prisons à vie ont poussé donc bon nombre d’idéologues de la mouvance islamiste à verser dans l'excommunication et son corollaire machiavélique de « la fin justifie les moyens », armes fatales par excellence de toutes les guerres asymétriques.

Deux concepts pernicieux qui, sur plus d'un demi siècle, n'ont cessé d'alimenter la violence de tous les mouvements radicaux issus de la matrice islamiste par des doctrines sectaires destructrices. Le redoutable Jihad islamique égyptien en fut le premier et de sitôt reprendra le rôle de mère nourricière de tous les groupes djihadistes violents.

Seulement malgré les divers coups portés au mouvement « frèreiste» force est de reconnaître cependant qu'il a toujours réfuté idéologiquement la violence politique en excluant systématiquement tous les adeptes qui s'y résignent.

Leurs profondes convictions furent en effet qu'ils ont, d'une part, le temps et l'assise populaire nécessaires pour parvenir à leur fin et que, de l'autre, la justesse de leur cause peut dès lors se passer de toute brutalité ou violence.
Tout un raisonnement teinté d'un fatalisme religieux optimiste et dans lequel Moise finit toujours par triompher sur le Pharaon d’Égypte.

Seulement si jusqu'ici leur point de vue peut ainsi dire se concevoir aisément, là ou il ne le peut en revanche c'est quand ils prennent part avec telle naïveté passive aux processus de changement de pouvoir et de société, notamment si ces dernier sont à caractère révolutionnaire.

Et pour cause. De l’aveu même de Lénine, il n'y a pas de révolution sans peloton d'exécution. Exception faite éventuellement de toutes celles des Frères musulmans qui, en représailles, payent depuis lors leur anémie sociopolitique.

Car par toutes ces demi révolutions avortées, ils n'ont fait que creuser systématiquement leurs propres tombes, selon la vieille maxime de Saint-Just.

Et c'est bien là que se révèle le Talon d'Achille des Frères musulmans. A savoir une viscosité politique assez perméable au nomadisme tous azimuts. A l'instar de ce prêcheur religieux qui devient homme politique le soir mais, médecin de formation, il exerce en clinique le matin avant de se transformer l’après midi en militant associatif.

Toute une mentalité des derviches tourneurs avec laquelle les Frères sont arrivés au pouvoir. Et bien qu'elle n’enlève rien à leur légitimité à l’exercer, elle diminue tout de même leur aptitude à le conserver et pratiquer efficacement pour mieux défendre les intérêts de ceux qui leur ont confié leur destinée.
Quoi qu'il en soit aujourd’hui l’Égypte est plus que jamais au bord de l'implosion. Politique, sociale et économique. Donne à la quelle ce vieux pays ne s'est pourtant jamais habitué. Tellement il a appris à amadouer ses tyrans, y compris les pires d'entre eux.
N’empêche que tout cela est prévisible. Et il n'en peut pas être autrement. Tellement les sorciers malfaisants qui ont préféré l'affrontement sécuritaire au respect de la légalité constitutionnelle au détriment de la bonne pratique démocratique ont crée des conditions explosives qui les dépassent totalement.

La vérité c'est qu'il n'y avait pas d'ISIS avant le coup d’État d'Al-Sissi, preuve encore flagrante que les deux acronymes sont les deux faces hideuses de la même oppression et la même illégitimité constitutionnelle. En tout cas une chose est certaine. La confrérie a compris que le pouvoir se protège. Et même salement.
De ce fait un choix cornélien s'impose aujourd’hui plus-que jamais aux idéologues du mouvement qui survivront à la purge actuelle.
Ou bien quitter définitivement le champ politique au profit du militantisme sociétal en influençant la politique par l'entrisme lobbyiste type l'Opus Dei. Ou bien, se résigner une fois pour toute à rendre coup pour coup et élever en cas de retour au pouvoir les échafauds. La légitimité démocratique n'en demande pas moins. Sortir en somme de la logique des derviches tourneurs pour rentrer dans celle du sérail et conquérants politiques comme justement l'AKP en Turquie.
Tout en gardant bien à l'esprit que les régimes militaires sanguinaires du monde arabe ne sont que les nouveaux Mamelouks de notre époque, honneur, bravoure et dignité en moins.


C'est que « Le croyant ne se fait pas mordre deux fois d'un même trou », disait justement le Prophète de l’islam. Quid alors des Frères musulmans ? Y aura-t-il une troisième fois ?

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 15:20
Amos oz

Amos oz

Le célèbre écrivain israélien Amos Oz évite les représentations officielles de son pays à l’étranger en signe de protestation contre la politique « extrémiste » du gouvernement, ont rapporté vendredi des médias israéliens.

« Quand, de temps en temps, mes livres sont traduits à l’étranger, les éditeurs m’invitent à assister au lancement », a-t-il dit au quotidien israélien Maariv. « Vu l’extrémisme grandissant au sein de la politique actuelle du gouvernement dans divers secteurs, j’ai informé mes hôtes que je préférais ne pas être invité à des événements organisés en mon honneur dans les ambassades israéliennes à l’étranger ».

Le ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de commenter l’information. « Compte tenu de notre haute estime et respect pour Amos Oz, nous avons choisi de ne pas réagir », a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère Emmanuel Nahshon. Amos Oz, 76 ans, a affirmé que malgré sa prise de position contre le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu –le plus à droite de l’histoire d’Israël– il était contre la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle au boycott d’Israël jusqu’à la fin notamment de l’occupation des territoires palestiniens.

« Je m’oppose fermement au BDS et à l’idée du boycott d’Israël », a dit l’écrivain au quotidien Jerusalem Post, soulignant: « ma décision est dirigée contre le gouvernement et non contre mon pays ». Maintes fois primé et régulièrement évoqué comme candidat potentiel au prix Nobel de littérature, l’écrivain est un farouche défenseur de la paix avec les Palestiniens et fervent critique de la droite israélienne. L’année dernière, il avait créé la polémique en qualifiant de « néo-nazis hébreux » les extrémistes juifs responsables de violences contre des musulmans et des chrétiens.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 11:37
Moumar Al-Gueddafi

Moumar Al-Gueddafi

L'ex-Premier Ministre britannique a parlé au "bras droit" de Mouammar Kadhafi et proposé à Hillary Clinton de nommer un négociateur pour dialoguer avec le leader libyen.

L'ancien Premier Ministre britannique Tony Blair voulait, en 2011, sauver de "l'humiliation" l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, rapporte The Daily Mail. Cette information a été révélée après la récente publication par le Département d'Etat américain des courriels de l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Alors envoyé spécial du Quartet pour le Moyen-Orient, Tony Blair demandait à Hillary Clinton de ne pas humilier Kadhafi. Il notait que le "bras droit" de Mouammar Kadhafi était un homme raisonnable. Il s'agissait soit de l'ancien chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa, soit de l'ancien chef des services secrets libyens Abdallah Senoussi, époux d'une sœur de la femme de Kadhafi.

Le journal cite un message de Blair à Clinton datant du 9 août 2011: "Le "bras droit" de Kadhafi m'a appelé. Il m'a interrogé sur les progrès (du règlement du conflit, ndlr). Il a dit qu'il l'avait demandé de la part de K. (Kadhafi). J'ai dit que K. devait nommer quelqu'un pour mener les négociations et que s'il le faisait, je le communiquerais à notre partie pour voir si les négociations étaient possibles".

Dans un des messages précédents, datant du 3 mars 2011, Blair déclarait que Kadhafi refusait de lui parler, estimant que le Britannique l'avait trahi en l'exhortant à démissionner. Cependant, selon M. Blair, Kadhafi accepterait le dialogue s'il y avait un moyen de ne pas l'humilier.

La Libye traverse une période de crise depuis la destitution et l'assassinat de son leader Mouammar Kadhafi lors d'un conflit armé en 2011. Une dyarchie s'est établie dans le pays suite à des désaccords: d'une part, il y a un parlement élu au suffrage universel, qui siège à Tobrouk, dans l'est, et un premier ministre, Abdallah al-Tani, d'autre part, le Congrès général national universel qui siège à Tripoli, avec à sa tête le premier ministre islamiste Omar al-Hassi. Les groupes terroristes opérant en Libye tiennent de fait certaines régions du pays.

Sputnilknews

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:47
Al-Assad et Poutine

Al-Assad et Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé jeudi ce qu'il considère comme un double jeu des Occidentaux avec les terroristes en Syrie, à la veille d'une réunion avec les acteurs régionaux à Vienne destinée à faire avancer un règlement politique du conflit.

"Il est toujours difficile de mener un double jeu: dire qu'on lutte contre les terroristes et en même temps essayer de se servir d'une partie d'entre eux pour faire avancer ses pions au Proche-Orient et servir ses intérêts", a déclaré M. Poutine lors du forum du Club de Valdaï à Sotchi.

"C'est une illusion de croire qu'il sera possible de se débarrasser d'eux par la suite, de les écarter du pouvoir et de parvenir à s'entendre avec eux", a-t-il poursuivi, dans une claire allusion aux Occidentaux.

"Pourquoi les efforts de nos partenaires américains et de leurs alliés dans la lutte contre l'organisation État islamique (EI) n'ont toujours pas donné de résultats tangibles", s'est interrogé le président russe. La coalition internationale menée par les États-Unis mène depuis plus d'un an sans grand succès des frappes aériennes contre l'EI. La Russie a fait à son tour intervenir en Syrie son aviation en soutien aux forces de Bachar al-Assad le 30 septembre.

La Russie affirme qu'elle cible également l'EI et d'autres groupes terroristes mais le Pentagone soutient qu'elle vise avant tout les rebelles qui combattent les troupes gouvernementales. Il ne faut pas jouer sur les mots et classer les terroristes en modérés et non modérés. Où est la différence? Sans doute (...) ils décapitent les gens de façon modérée ou avec politesse, a ironisé M. Poutine.

Les chefs de la diplomatie russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry doivent rencontrer vendredi à Vienne leurs homologues saoudien Adel al-Jubeir et turc Feridun Sinirlioglu pour s'entretenir de la situation en Syrie. La diplomatie russe a dit y attendre de la vérité, de l'honnêteté et de la probité pour un échange d'opinions objectif sur l'instauration du processus politique.

AFP

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:45
Sécurité des opérations aériennes Moscou salue le mémorandum russo-américain

La Défense russe a salué la signature d’un protocole d’accord avec les Etats-Unis sur la sécurité des opérations aériennes en Syrie qui «montre un fort potentiel de coopération» entre les deux pays.

Le texte prévoit un ensemble de règles encadrant les vols de tous les aéronefs, y compris les drones, pour éviter tout incident aérien, a indiqué mardi le ministère de la Défense dans un communiqué. Selon le texte, le protocole d’accord est d’une «grande importance pratique», qui «montre un fort potentiel de coopération entre la Russie et les Etats-Unis, y compris l’opération antiterroriste», que Moscou est prêt «à étendre et à approfondir».

A Washington, le Pentagone a également rapporté que les deux pays avaient signé le protocole d’accord, soulignant cependant qu’il ne signifiait pas le début d’une plus ample coopération entre Américains et Russes en Syrie. «Il n’y a pas de coopération militaire, de partage de renseignements ou d’informations sur des cibles», a assuré le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, lors d’un point presse.
La Russie a précisé qu’une fois l’accord entré en vigueur, des canaux de communication seront établis entre les deux autorités militaires. Moscou a également appelé à une plus grande coordination avec Washington concernant les opérations de secours aux pilotes d’avions abattus dans l’espace aérien syrien.

Le ministère russe de la Défense a toutefois noté que ce protocole d’accord ne constituait pas un blanc-seing aux frappes aériennes américaines en Syrie, que Moscou juge illégales étant donné que la coalition dirigée par les Etats-Unis mène ces frappes sans le consentement de Damas ou une résolution pertinente du Conseil de sécurité de l’ONU. La Russie a lancé, le 30 septembre, ses premières frappes aériennes contre le groupe extrémiste autoproclamé Etat islamique en Syrie en réponse à une demande du président syrien Bachar Al Assad.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:11
L’Assemblée Mondiale Amazighe conteste le recensement de la population du 2014 au Maroc

Le Haut Commissariat au Plan vient de rendre public ses résultats en révélant que le Maroc compte juste 33,8 millions d’habitants avec un taux d’urbanisation atteignant 60,3%, affirmant que 70,2% se concentrent dans cinq régions selon le nouveau découpage régional qui n’est pas encore adopté par les chambres des représentants !

En effet, le recensement général de la population et de l’habitat est une grande opération qui nécessite un très grand nombre de chercheurs, de contrôleurs et d’observateurs, et la réussite de l’opération de recensement est tributaire de la qualité de la formation et de la maitrise par l’équipe de réalisation des instructions nécessaires pour s’informer correctement et de manière précise quant au nombre des membres des familles ainsi que leurs caractéristiques démographiques, sociales et économiques.

Ce rapport dévoile :

  1. les moult violations des critères qui devaient servir de base au recensement dont font partie les critères non pris en compte par le Délégué du Haut Commissariat au Plan qui a supervisé le recensement, Ahmed Lahlimi, lors de ses déclarations.

  2. La discrimination contre la langue amazighe

  3. La discrimination à l’encontre des droits des femmes

  4. Les données sur ceux qui ont boycotté le recensement

  5. Implication des agents d’autorité en dehors de la loi

  6. Utilisation de la religion

  7. Et les défaillances du recensement

I- Ignorance et violation des recommandations des Nations Unies et des dispositions de la constitution marocaine :

Bien que la constitution marocaine, dans son préambule, affirme que «le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s'engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives, il réaffirme son attachement aux droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus» et bien que le même préambule réaffirme que le Royaume du Maroc atteste et s’engage à :

  • Protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l'Homme et du droit international humanitaire et contribuer à leur développement dans leur indivisibilité et leur universalité;

  • accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit interne
    du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes de sa législation nationale.

Et bien que la constitution marocaine, dans son article cinq, affirme que «l'amazighe constitue une langue officielle de l'État, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception» ;

En dépit de cela, le Délégué du Haut Commissariat au Plan, Ahmed Lahlimi, superviseur du recensement, a refusé d’intégrer la question relative à «la langue maternelle» dans le questionnaire du recensement, ignorant les revendications du mouvement amazighe au Maroc dont fait partie notre organisation Assemblée Mondiale Amazighe. Il a également ignoré, volontairement, le contenu du rapport des Nations Unies, révisé et affiné par le Section des recensements des Nations Unies au titre de la session des recensement de 2010 ; lequel rapport, en matière des langues, a cité trois types de fiches relatives à la langue maternelle qui devront faire l’objet du décompte et que sont :

  • La langue maternelle définie comme langue parlée par l’individu dans sa première enfance ;

  • La langue d’usage définit comme langue parlée par l’individu actuellement, ou dans la majorité des cas au sein de son foyer ;

  • La capacité d’échanger à l’aide d’une langue particulière ou d’autres langues.

Et dans le cadre de la collecte des fiches relative à la langue utilisée ou à la langue maternelle, les Nations Unies soulignent «l’importance de la fiche de chaque langue au niveau numérique dans le pays et pas seulement la langue dominante».

Plus que cela, Monsieur Ahmed Lahlimi a :

  • Affirmé, lors de déclarations à la presse, son refus d’appliquer les recommandations des Nations Unies relatives à la langue maternelle et a considéré, dans un entretien avec le journal marocain Akhbar Al Youm, du 25 juillet 2014, que la question relative à la langue maternelle des marocains est très dangereuse ; elle est totalement interdite car immorale, non professionnelle et mène à des choses dangereuses.

  • Adressé, par une initiative précipitée et inadmissible, une circulaire aux délégations régionales du plan leur demandant de modifier une question portant sur l’amazighe qui figurait dans le questionnaire du recensement. Le contenu de la première formule est de poser la question : «sais-t-tu lire et écrire en amazighe en caractères tifinaghe» et la deuxième formule modifiée a éliminé le caractère tifinaghe et s’est limitée à la question «sais-tu lire et écrire en amazighe, sans préciser de caractère particulier ;

La Délégué du Haut Commissariat au Plan à modifié la question relative à l’amazighe au moyen d’une circulaire sans que le contenu de la modification ne soit l’objet d’aucune revendication et sans avoir répondu aux revendications des Amazighes ni respecté les recommandations des Nations Unies en matière de langue maternelle.

II- Discrimination entre l’homme et la femme :

Le Haut Commissariat au Plan a imposé aux chercheurs du recensement de recueillir les informations du père exclusivement et non de la mère. Il viole ainsi le contenu des chartes internationales des droits de l’homme et les pactes signés par le Maroc quant à l’égalité entre les femmes et les hommes. Il a également violé le texte de la constitution marocaine, précisément, les dispositions du contenu du titre II, les libertés et les droits fondamentaux, figurant dans l’article 19 qui stipule :

«L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume et ce, dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume. L’Etat marocain Œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination»

En témoigne la propre ministre de la solidarité de la femme de la famille et du développement social, Mme la ministre Bassima Hakkaoui, qui a demandé de changer carrément le formulaire (voir le site insafpress.com du 12 septembre 2014). De même, la Ministre Déléguée Chargée de l’Eau, Charafat Afailal, ainsi que plusieurs députées dont Maa Al aaynayni du PJD, ont été choquées par les questions des recenseurs (Al Massae, 11 septembre 2014) !!!

III- Exploitation de la religion :

Bien que les Amazighs, y compris notre organisation Assemblée Mondiale Amazighe, aient boycotté le recensement, l’Etat a fait recours aux podiums du vendredi (Jour de prière hebdomadaire pour les musulmans), au sein des différentes mosquées du Maroc, pour solliciter ceux qui prient (hommes et femmes) à faire réussir l’opération de recensement général qui démarre le lundi 1 septembre 2014, grâce à une prêche modèle distribuée aux imams dans plusieurs villes et campagnes du Royaume.

Le prêche du vendredi 29 août 2014, généralisée par le Ministère des Awqaf et des Affaires Islamiques sur la majorité des imams de mosquées, a insisté sur l’importance de l’opération de recensement général de la population et de l’habitat et a demandé aux citoyens et citoyennes d’y répondre de manière positive et pratique, par le bon accueil des responsables et des encadreurs, considérant le recensement comme dessein légal grandiose et objectif religieux. Ce qui constitue une exploitation minable de la religion pour appuyer la falsification et donne de ceux qui boycottent l’image de mécréants qui ne respecte pas leur devoir religieux. Ainsi il a violé exprésement les articles 3, 6, 25 et 41 de la Constitution.

IV- Menace mensongère de punition à l’encontre des citoyens boycotteurs :

Les moyens de communication marocain, y compris le quotidien «Al Akhbar» du 29 aout 2014 et du «Le matin» du 11 septembre 2014 ont fait état de menaces et d’avertissements d’Ahmed Lahlimi, Délégué du Haut Commissariat au Plan, qui supervise le recensement, à l’encontre de personnes qui ont boycottées le recensement et qui ont refusé de répondre aux questions du questionnaire du recensement général de la population, quant aux punitions et sanctions qui les visent conformément à la loi, arguant cela par le fait que le recensement constitue une «opération nationale importante concernant tout le monde, et qui contribue à asseoir des politiques publiques dans l’intérêt du pays».

Jusqu’à présent, pas un seul cas n’est enregistré de marocains qui ont boycotté le recensement et qui sont poursuivis, légalement, suite à leur acte, même si une large frange de citoyens ait boycotté l’opération.

V- Utilisation de la force et instrumentalisation de l’autorité :

Le journal Al Massae, dans son numéro 2469, du 04 septembre 2014, a rapporté qu’un nombre d’observateurs qui ont participé à l’opération de recensement ont refusé de fournir des informations à des agents de l’autorité et portant sur les zones dont ils étaient chargés. Les Chyoukh et les Moqadem leur avaient demandés les données relatives aux familles et aux habitats.

Al Ahdath al-maghribia du 19 septembre 2014 rapporte l’une des premières informations comme quoi 38 véhicules et 240 agents d’autorités, appuyés par des hélicoptères ont réprimé avec une violence inouïe contre la manifestation des habitants de la tribu Aït Chribou, de la commune de Ouazizaght de la province d’Azilal pour avoir osé revendiqué leur droit à l’eau et d’avoir exprimé librement leur refus de boycotter ce recensement de la population !

Ceci contredit catégoriquement l’article 22 de la Constitution qui stipule que : «Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. Nul ne doit infliger à autrui, sous quelque prétexte que ce soit, des traitements cruels, inhumains, dégradants ou portants atteinte à la dignité. La pratique de la torture, sous toutes ses formes et par quiconque, est un crime puni par la loi.»

VI- Questions du recensement limitées au nombre de trois :

Nombreux moyens de communication ont rapporté que beaucoup de chercheurs du recensement se sont limités à trois ou quatre questions adressées aux citoyens, au lieu des cent questions qui figurent dans le questionnaire de recensement ; le journal Assabah, du 18 septembre 2014, à évoqué cette question.

VII- Relation entre le lieu de résidence et le référendum sur la constitution :

Une question relative à la délimitation du lieu de résidence du citoyen, le 1 juillet 2011, dans le cadre réservé à l’émigration, a été intégrée dans le questionnaire. Cette question fut objet de polémique large qui lui conféra une dimension politique en relation avec le pourcentage de participation au recensement. D’autant plus que cette période a connu une division au sein de la rue marocaine, parallèlement à des manifestations inédites au Maroc qui ont conduit des franges larges de la population à boycotter le référendum sur la constitution.

VIII-Non couverture du territoire national conformément au pourcentage requis :

Si les Etats développés, qui ont une histoire ancienne en matière de recensement et qui respectent la précision des critères de qualité durant les étapes de préparation et de réalisation du recensement, ne prétendent pas à une couverture qui couvre les 100%, et si les spécialistes sont d’accord pour affirmer que le pourcentage de couverture dans les pays en développement ne dépasse pas les 95%, et peut descendre à 90%, le Délégué du Haut Commissariat au Plan au Maroc qui supervise d’opération de recensement, en dépit de tout ce qui est publié quant au boycotte et au refus du recensement, s’est précipité pour avancer que le taux de réalisation est presque de 100%. Surgit alors la déclaration du Cheikh El Fizazi le 22 septembre qui affirme que sa famille n’est pas recensée. Et si la famille, aux enfants nombreux, d’une personnalité connue, résidant dans deux grandes maisons voisines n’est pas recensée, que dire alors des dizaines de citoyens qui louent des chambres ou des appartements communs dans des maisons que les propriétaires refusent de déclarer pour moult raisons dont la peur des impôts relatives aux loyers. Et l’on sait que des milliers de marocains louent des appartements et des chambres, sans respect des procédures légales, encouragés par l’indifférence des autorités vis-à-vis de ces actes.

IX- Les boycotteurs du recensement et les erreurs relatives aux caractéristiques des individus et de l’habitat à la lumière des masses médias :

Nous présentons, ci-après, et relativement aux incohérences qui ont affecté cette opération, un nombre de cas et de témoignages publiés dans la presse et les sites internet. Nous traiterons ces incohérences en deux volets : le volet concernant la généralisation de la couverture (recensement de toutes les familles et de tous les individus au sein des familles et des habitats ainsi que des individus sans logement) et le volet relatif aux erreurs inhérentes aux caractéristiques des individus et de l’habitat.

A- La généralisation du recensement de la population et de l’habitat :

1- Les boycotteurs du recensement :

Concernant le boycott du recensement, la majorité des journaux marocains ont fait état, depuis le premier jour, d’énormes difficultés auxquelles sont confrontés les chercheurs du recensement, à l’exception du journal Al Ithihad Al Ichtiraki qui a affirmé, dans son édition du 2 septembre : «Lancement du recensement général de la population et échec des appels au boycott». En dépit de cela, le Délégué du Haut commissariat au Plan, Ahmed Lahlimi, qui supervise le recensement, n’a pas encore fait de déclaration relative aux nombres de familles qui ont boycotté le recensement. Nous en donnerons le nombre selon les catégories telles que citées par la presse électronique et écrite qui nous a permis d’en prendre connaissance :

1-1- Tribus et groupements de population entiers :

  • Les tribus des terres collectives, et qui selon le ministre de l’intérieur, couvrent une superficie de presque 15 millions d’hectares, et qui dans leur grande majorité ont de graves problème avec ce ministère et le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts, à cause de leur agressive politique d’expropriation et de tentative d’extorsion de leurs terres collectives, et qui ont répondu favorablement aux appels de boycott. Ainsi des tribus d’Ait Baha, d’Amskroud, de Taroudant, de Khemisset, d’Allal El Bahraoui, de Kénitra, des régions de sud est n’ont pas voulu répondre aux recenseurs.

  • Tribus des Sanhadja du Rif dont la fédération de ses associations a déclaré que ses individus qui avoisinent plus d’un demi million de personnes boycotteront le recensement ;

  • Les tribus amazighes des Aït Merwoul et Aït Imrabden au Moyen Atlas qui ont boycotté le recensement malgré la pression des autorités ;

  • Les habitants de la rive gauche du barrage collinaire de la commune rurale Njil du cercle de Boulmane. Le journal Assabah, du 02 septembre, a affirmé que «leur boycott du recensement exprime leur manifestation contre l’isolement» ;

  • Les populations et tribus sahraouies ayant des tendances séparatistes et les familles des victimes des événements de Gdim Ezik

1-2- Organisations et associations :

  • Assemblée Mondiale amazighe, qui a mobilisé durant tout le mois d’août tous ses militants et les membres de ses associations adhérentes, en investissant les réseaux sociaux par les divers appels au boycott, ainsi que leur approche de proximité en organisant divers caravanes qui a touché plus d’une quarantaine de villes et de localités aux quatre coins de la géographie marocaine (voir le Monde Amazighe n° 165 du 13 juillet 2014 [PDF 1] et surtout le n°166 du 13 septembre [PDF 2]).

  • Association Massinissa de la province de Tanger;

  • Association Ighssassen d’Ayt Chichar de la province de Nador

  • Association Tazerzit de la province de Taroudant ;

  • Collectif Al Amal de Laâyoune ;

  • Etudiants de M’Hamid Elghizlane…

1-3-Personnalités nationales :

  • La chanteuse et députée Fatima Tabaamrant qui a eu le mérite d’élaborer toute une chanson populaire appelant ses fans à boycotter ce recensement raciste.

  • Les journalistes Ali Anouzla et Oubrahim Krou ;

  • Les prisonniers politiques amazighs Mustapha Oussaya et Hamid Aadouch.

  • L’activiste associatif Abdessamad Oussayeh et l’Ex ministre qui, selon le journal «Al Michâal», du 18 septembre, a chassé le chercheur et l’observateur ;

  • L’homme d’affaires Abdelkrim Tazi ;

  • Les personnes riches des quartiers aisés des grandes villes comme Casablanca, Rabat, Marrakech...

A titre d’exemples, nous citons ce que le journal Akhbar Al Youm, du 09/09/14, a évoqué et dont la teneur est que les chercheurs chargés du recensement reviennent avec des questionnaires vides des quartiers huppés de Casablanca. Et que le nombre de questionnaires qu’ils remplissent quotidiennement ne dépasse pas un ou deux dans les meilleurs cas. D’aucuns parmi ces individus, charge les bonnes et les gardiens pour répondre aux questions du chercheur du recensement.

Le directeur du journal Almasae, Rachid Ninni, a réservé sa colonne quotidienne «Chouf Tchouf», du 16 septembre 2014, aux personnalités et aux riches qui ont refusé de répondre au questionnaire du recensement. Il en a cité un commerçant de bijoux dans une villa à Imouzzar, route de Fès, ainsi que des riches dans la région du Haut Anfa et Ain Diyab, dans la ville de Casablanca, en plus de deux ex ministres dans la capitale Rabat.

1-4-La population marginalisée :

  • Le journal Al Masae, du 03 septembre, écrit que : «le recensement a démarré sans grand enthousiasme et avec la méfiance des familles particulièrement dans les zones marginalisées…au point où les chargés de l’opération furent obligés d’informer leurs responsables centraux qu’ils n’ont réussi qu’à recenser le nombre de familles qui ont refusé le recensement» ;

  • Selon le journal Alakhbar du 10 septembre, de nombreux quartiers de la ville de Qelâat Sraghna dont «Le quartier Alkours, dans la banlieue de la ville de Qelâat Sraghna, constitue le plus grand point du refus du recensement, dans ce sens que plus de 240 famille ont refusé l’échange avec les chercheurs. Le même journal a fait état, durant la semaine précédente, d’un registre attestant de dizaines de cas de refus dans les quartiers de Lmers, Alqods, Annour et Alkours.

  • Un nombre important de la population de Tanger : selon le site Nordpresse, en date du 07 septembre, «les chercheurs sont confrontés à des difficultés pour obtenir les informations requises du recensement. Les chercheurs se retrouvent inaptes à convaincre les habitants pour répondre à leurs questions et leur fournir les informations nécessaires pour remplir leurs questionnaires. En raison de leur refus d’ouvrir leurs portes et d’accueillir les chargés de cette opération».

1-5-Les oubliés qui ne sont pas recensés par les chercheurs ou non déclarés par leurs familles ou par les propriétaires des maisons qu’ils occupent

La question ici concerne les citoyens qui n’ont pas de problème avec le recensement de Lahlimi mais les chercheurs ont oublié de les recenser et nous trouvons parmi eux :

  • Des personnalités connues dans de grandes habitations dans des zones qu’on ne peut oublier même dans les pays sous développés qui organisent pour le première fois un recensement général de la population, dont :

  • Le Haut Délégué des Anciens Combattants et de l’Armée de Libération, Mustapha Elktiri : le site Amadalpresse a collecté des informations de son entourage attestant que sa famille n’a pas été recensée ;

  • Le Cheikh Elfizazi qui a déclaré sur son mur de facebook, le 22 septembre, que sa famille nombreuse n’a pas été recensée ;

  • Les familles oubliées en raison de l’ambigüité des cartes élaborées par Lahlimi. Et à titre d’exemple de cette catégorie, nous reprenons ce que le journal Al Ahdath Al Maghribiya, du 16 septembre, a cité : «les chercheurs souffrent dans le quartier des Arabes de la ville d’Essaouira de difficultés pour reconnaître les familles, en raison de la manière dont sont élaborées les cartes du quartier» ;

  • Les habitants qui louent des chambres dans des maisons et dont les propriétaires ne font pas de déclaration pour échapper aux impôts. Nous évoquons, ici, ce qui est publié par le journal Assabah, du 15 septembre, qui cite : «La dissimulation de ces informations est susceptible d’impacter négativement sur les résultats du recensement, d’autant plus que chaque chambre héberge plus de 20 personnes dont ne sont déclarées par le propriétaire que 6» ;

  • Les djihadistes partis en Syrie, en Iraq ou en Libye et sur lesquels les familles ne font aucune déclaration ;

  • Les familles dont les membres absents sont écartés : le chercheur se limite à recueillir les informations relatives au père en excluant la femme et les enfants.

B-Les erreurs relatives aux caractéristiques des individus et de l’habitat :

Les journaux ont fait état de plusieurs cas où des personnes ont fourni des réponses mensongères et d’autres cas liés au niveau lamentable des chercheurs :

  • Le journal Assabah du 3 septembre affirme que les informations déclarées ne correspondent pas à celle détenues par les agents d’autorité.

  • Le journal Al Ahdath Almaghribiya du 5 septembre cite :

  • Le cas de Mme «Naima» qui a donné des informations qui contredisent celles fournies par ses enfants. Elle a demandé à la chercheuse de ne noter que ses propres déclarations alors que ce sont les informations données par ses enfants qui sont plutôt justes ;

  • Le cas de la vieille «Lalla Zahra» qui habite une maison qui risque de s’effondrer et qui a ajoutée 4 autres personnes comme membres de sa famille, croyant que l’opération à trait au relogement et à la distribution d’appartements.

  • Le journal Al Michâal du 18 septembre qui cite : «selon certains chercheurs, l’opération est entachée d’allégations mensongères, d’autant plus que le chercheur, dans certains cas, fait partie du quartier et arrive à découvrir le mensonge».

  • Le journal Al Akhbar du 16 septembre qui cite : «un élu qui s’étonne qu’après avoir répondu au chercheur du recensement que l’âge de son enfant ne dépasse pas une année, le chercheur a reposé une question sur son niveau scolaire»

  • Le Cheikh salafiste Abou Hafs qui a déclaré que son enfant est né à «Almadina Almounaouara» et le chercheur lui a demandé où se trouve cette ville et a demandé son niveau scolaire, bien que l’âge de l’enfant ne dépasse pas les deux ans.

Compte tenu de ce qui précède et de ce qui est publié quant à la précipitation et à l’anarchie qui ont présidé à l’opération de recensement, qui a coûté aux marocains environ 100 milliards de centimes, en prenant en compte les dépenses dont les salaires des fonctionnaires mobilisés depuis 2012, pour la réalisation des travaux cartographiques et d’autres actions de préparation et de réalisation ;

En raison de toutes les erreurs et violations de la loi en plus des violations techniques et organisationnelles qui ont caractérisées les différentes étapes du recensement ;

  • Nous demandons à l’Etat marocain de faire recours à une expertise scientifique externe portant sur tous les aspects de l’opération du recensement : technique, financier et autres. L’objectif étant d’éviter de se baser sur des données erronées lors de décisions culturelles, économiques et sociales du pays.

  • Nous demandons également la destitution du Délégué du Haut Commissariat au Plan, M. Ahmed Lahlimi Alami, qui a manifesté ouvertement son racisme envers les amazighs, qui a violé délibérément divers articles de la Constitution et qui a passé plus de dix ans dans le même poste. Nous demandons incessamment qu’il fasse l’objet d’un audit légal, d’autant plus qu’il a supervisé le recensement de 2004 où le pourcentage des Amazighes au Maroc a été délibérément falsifié et réduit au dessous du pourcentage des marocains parlant la langue française.

  • Nous demandons, enfin, que l’Etat marocain s’aligne sur les recommandations onusiennes en matière de recensement de sorte qu’il puisse élaborer ses politiques culturelles et linguistiques sur la base de données réelles et non sur la base de considérations idéologiques et politiques qui amputent le Royaume du Maroc de sa souveraineté et, surtout, de sa richesse et de sa diversité, qui en font une exception dans le pourtour méditerranéen et à Tamazgha.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 12:46
Faisal Al Azem. Porte-parole du Conseil canado-syrien

Faisal Al Azem. Porte-parole du Conseil canado-syrien

Le gouvernement conservateur canadien privilégierait les réfugiés syriens non musulmans dans l’étude des dossiers que lui envoie le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’information a été révélée par le quotidien The Globe and Mail la semaine dernière. Sachant qu’il ne peut pas demander au HCR de faire un tri selon la religion des candidats à l’exil et à la réinstallation au Canada, le gouvernement canadien a ordonné à ses fonctionnaires de donner la priorité aux dossiers des «Syriens membres de minorités religieuses ou ethniques comme les chrétiens, les ismaéliens ou les Kurdes». Faisal Al Azem, porte-parole du Conseil canado-syrien, trouve scandaleux ce filtrage. Il a accepté d’en parler à El Watan.

- Pourquoi le gouvernement canadien a demandé la suspension de l’étude des dossiers des réfugiés syriens ?

En 2013 et 2014, le gouvernement canadien conservateur a demandé aux officiers de l’immigration d’arrêter le travail sur les dossiers de réfugiés syriens qui ont été référés par le HCR. C’est le corps de l’ONU qui réfère les dossiers des réfugiés syriens vulnérables au Canada et à la communauté internationale.

Ce qu’on sait c’est que quand le HCR sélectionne ces réfugiés, il se base sur leur désespoir et leur vulnérabilité et non en fonction de préférences ethniques ou religieuses, etc. Maintenant, nous remarquons que le gouvernement canadien veut filtrer les dossiers qui ont été référés par le HCR. On se pose la question : pourquoi il y a cette interférence et cette intervention du cercle du Premier ministre pour choisir certains dossiers ? La seule réponse qu’on a provient de membres du gouvernement.

Le secrétaire du ministre de l’Immigration, Alexander, avait dit récemment au Parlement : «Notre concentration va être pour la réinstallation des réfugiés venant des minorités.» Nous, ce que nous disons est que se concentrer sur un groupe et ignorer la souffrance de millions d’autres malheureux ne fait pas de nous des humanitaires mais des idéologues. C’est la source de notre frustration et c’est le problème.

- Quel est le but du gouvernement ?

Il ne veut pas de réfugiés syriens musulmans. Pour lui, cette catégorie doit être minime dans le programme de réinstallation des réfugiés syriens au Canada.

- Qu’en est-ils des parrainages privés ?

La majorité des organismes, qui ont des ententes avec le gouvernement pour le parrainage privé, sont des églises. Et on sait que depuis janvier, plus de 90% des parrainages privés ont été pour des cas de réfugiés syriens issus des minorités. Le gouvernement ne touche pas au privé, car il sait que cela va surtout être des chrétiens ou des minorités. Quand c’est le HCR, c’est tout le monde, tous les vulnérables.

- Ne vous retrouvez-vous pas dans une situation où vous semblez être insensibles au sort des minorités ?

Pas du tout. Ce que nous demandons c’est de protéger les gens pour leur vulnérabilité pas seulement pour leur appartenance religieuse. Ne me dites pas : je veux juste protéger les chrétiens, parce que je suis un Occidental et je me sens proche d’eux, sachant qu’il y a des millions qui sont sous les barils de TNT du gouvernement syrien ou dans des zone d’Al Qaîda ou de Daech, en danger ou kidnappés. Se concentrer sur une souffrance et ignorer l’autre n’est pas une approche humanitaire. C’est idéologique.

S. B

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