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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 15:40
Meursault, contre-enquête  a soulevé beaucoup de polémique dans les deux rives de la Méditerranée.

Meursault, contre-enquête a soulevé beaucoup de polémique dans les deux rives de la Méditerranée.

Alger 1996, Kamel Daoud. J'avais d'abord cherché le numéro de téléphone de la rédaction du Quotidien d'Oran, son journal. Je voulais lui dire mon admiration pour sa musique. Elle était nouvelle. Ce que j'aime le plus dans une écriture, c'est la musique. La note bleue. Et lui, avait percé le secret de la trompette. Le mystère du be-bop des mots. Je ne l'avais pas trouvé au bureau ce jour-là. J'avais laissé un message en espérant qu'il lui parvienne. Il a eu l'élégance de rappeler. Nous avons échangé quelques généreuses amabilités. Nous exercions alors le même « métier » de chroniqueur. Lui à Oran, que l'héritage jacobin avait confiné dans le mépris d'une lointaine province, et moi à Alger, capitale prétentieuse engloutie par le feu des attentats et le couvre-feu des potentats. Ensuite, je ne sais plus. Je n'arrive pas à me souvenir de notre rencontre – trop floue, trop lointaine –, de cette première poignée de mains, celle qui allait sceller une fraternité résistante aux vicissitudes du temps, aux polémiques qui fâchent, à la gloire qui grise, aux incompréhensions des mots… C'est à cause de la guerre, je crois. Une guerre, ça brouille tout, ça génère de la confusion dans le souvenir. Ça fragmente le passé en séquences chaotiques et inconciliables. Je me suis juste souvenu que c'était la guerre. C'est ce qui prédominait alors. C'est ce qui enveloppait nos vies. Une atroce guerre. Civile ? Contre les civils ? Ou peut-être même avec ? Personne n'a su la nommer, la définir, la cerner. Elle était sans nom. Absurde, comme toutes les autres, mais elle se singularisait par un raffinement absolu dans l'horreur et l'ignominie. Elle était un peu l'arrière-cour de celle qui se déploie actuellement sous nos fenêtres et qui fait de l'audience dans nos postes de télévision, certes à une échelle un peu plus ample et avec des répercussions plus tragiques pour la survie des hommes et de l'Histoire.

C'est à ce moment-là que cet homme, Kamel Daoud, sorti d'un village silencieux (pour suivre des études de lettres), fait son apparition pour braver le temps et la folie des Hommes et faire vœu de parole ; frêle silhouette, presque aussi frêle que son âge : un peu plus de vingt ans. L'âge de toutes les outrances. C'est peut-être aussi cette outrance présomptueuse – avec le vide que créa la violence – qui permit à Kamel Daoud de dire à la place de quelques aînés plus madrés (rendus muets par l'horreur) ; de faire de cet acte de dire, son métier à tisser du verbe. Parce que c'est ce qu'il fait, c'est ce qu'il fit : il dit.

(…) De la pensée unique – érigée en dogme, nous n'avions pas eu suffisamment de temps pour sauvegarder les règles élémentaires du dur métier de la pensée plurielle à laquelle nous aspirions tant –, nous sommes passés pieds et poings liés au désastre d'une pensée fragmentée. Décomposée. Désintégrée. La pluralité des idées est unie par un socle commun qui fait un tout.

Ce socle avait rendu l'âme. Il n'y avait plus rien pour faire un tout, et tout était réuni pour que rien ne soit. Plus aucune pensée ne se rattachait à l'autre. Comme des particules dans l'univers, une errance cosmique dans le vide. Sans chute, juste avec des risques de collisions tragiques. La violence avait réussi à creuser autant de tombes pour les morts que pour les vivants.

La parole n'était pas considérée comme un point de vue seulement, elle s'apparentait à un positionnement « belliciste » dans la géographie de la mort. Chacun rendait responsable l'autre de ce qui n'était pas censé relever de sa responsabilité. Et comment dire ? Comment écrire ? Comment penser l'impensable ? Comment créer sa propre « musique » dans ce vacarme ? Kamel Daoud se jeta dans cette arène folle, à ce moment précis où le seul « bien vacant » était le marché de la mort. Morituri...

Il est nécessaire de saisir ce moment de l'histoire pour mieux saisir la complexité de Kamel Daoud, de contextualiser la naissance de cet écrivain en devenir dans l'étrange monde de l'écriture. C'est ce qui va déterminer tout le reste de son parcours. Parce que ses chroniques n'étaient pas seulement une analyse politique, un coup de gueule éditorialiste, comme le sont souvent les chroniques dans le monde de la presse, plus aptes à créer de la proximité avec l'idéologie qu'avec l'art. Non. Ses chroniques alliaient l'esprit à l'humour, la noblesse des lettres à la vulgarité morbide de l'actualité, la colère à la légèreté, la réflexion littéraire à la prise de parole politique. Et il le fit pendant presque vingt ans. Chaque jour. Une moitié de vie consacrée à cet exercice aussi exaltant que périlleux.

(…) Audacieux instinctif, d'affranchissement en affranchissement, qui certainement commença avec le village, la famille, la religion, et toutes ces valeurs-boulets qui peuvent empêcher de penser librement, Kamel Daoud franchit les derniers remparts de la citadelle d'un pays engoncé dans la mythologie du passé, il s'affranchit de l'Histoire. Le sacrilège de trop.

Et c'est en cela qu'il est dans l'inédit. C'est en cela aussi qu'il crée de l'incompréhension. C'est en cela que son discours est en totale rupture. S'affranchir de l'histoire pour penser, c'est sûrement sa plus grande audace. C'est aussi sa plus grande faiblesse, sa grande fragilité, un peu son talon d'Achille.

Il refuse d'être otage de l'histoire coloniale quand tout le récit national est tissé autour de cette notion. Nous avons décolonisé un pays, il nous reste à décoloniser son histoire. L'histoire est un héritage à préserver et à revendiquer en tant que tel, pas un pénitencier à fortifier. J'essaye depuis quelques années d'esquisser une réflexion autour de cette question. Peut-on réfléchir à la liberté, au monde de demain, en restant dans la cour de la prison coloniale ? Comment être libre si nous refusons de sortir de cet univers carcéral ? Nous serons toujours colonisés tant que notre rapport à l'histoire elle-même n'est pas décolonisé. Et c'est ce que tente peut-être Kamel Daoud. C'est ce qu'il expérimente à ses dépens. Il transgresse le récit national. Ce n'est pas un hasard si l'insulte suprême, celle qui trône au-dessus de toutes les autres, reste celle de la « trahison ».

Parce que la seule trahison, la seule qui soit réellement inscrite dans la génétique de l'imaginaire collectif, est celle qui renvoie au récit national de la guerre de Libération.

Mais la guerre est finie. Et c'est ce que nous dit aussi Kamel Daoud, qui s'est évadé de la prison depuis plusieurs années. Un homme libre… jusqu'à preuve du contraire. Et en homme libre, la pensée constamment en fuite, il faut qu'il évite les autres prisons. Toutes les prisons. Il est nécessaire pour lui et pour nous qu'il reste ce fugitif. L'homme des grandes évasions.

 

 

Sid Ahmed Semiane (SAS)

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 16:29
Ali Benouari

Ali Benouari

Le 1er Novembre 1954, des Algériens déterminés ont préféré risquer leur vie et leurs biens plutôt que de vivre dans l’indignité, le déshonneur et la misère. Cette date nous invite chaque année à mesurer le chemin que nous avons parcouru et à nous demander si nous avons respecté le serment des héros fondateurs de notre État. Plus d'un demi-siècle après, force est de reconnaître que le bilan est désastreux. Dans tous les domaines.

Il serait trop facile de rejeter la responsabilité de l’échec sur tels ou tels hommes en particulier. Car ils sont des milliers d’hommes à avoir servi le système et à s’en être servi. Il est plus honnête d’admettre que c’est le modèle de gouvernance Inauguré à l'indépendance qui en est largement responsable.

L’échec de ce modèle est visible à tous les niveaux : social, économique et moral, et ce, malgré les fabuleuses ressources financières dont nous avons pu disposer qui sont, non le fruit de notre travail, mais celui d’une nature généreuse, qui nous a abondamment fourni en pétrole et en gaz.

Quels sont au juste ces échecs et comment ont-ils pu se produire?

Comment pouvons-nous y remédier ?

Telles sont les questions que nous devons nous poser à chaque date anniversaire.

Il y a deux ans, le 1er Novembre 2013, j'avais annoncé ma candidature à l'élection présidentielle de 2014 afin, d'une part de faire prendre conscience au peuple algérien des enjeux fondamentaux de cette élection. Et en second lieu de lui indiquer, à partir d’une analyse lucide des échecs accumulés, quels sont les moyens qui lui permettront de reprendre en mains son destin et amorcer son redressement durable, sans violences ni effusion de sang. Parmi ces moyens, la mise en place d’un cadre démocratique occupait une place prépondérante.

J’exposais, dans mon programme, et de manière détaillée, les indispensables réformes politiques et institutionnelles à mener dès 2014. Ces réformes devaient amener des changements progressifs mais décisifs, pour mettre fin au système en place depuis 1962 et préparer l’avènement de la 2ème République algérienne, vraiment populaire et authentiquement démocratique.

Certains pensaient que la fraude était déjà annoncée et appelaient au boycott. J'étais de ceux qui pensaient qu’il ne fallait pas boycotter l’élection, quels que soient les risques de fraude. Car participer était une occasion de faire savoir au peuple qu'il y a une autre alternative pour le pays, préférable aux pseudo changements dans la continuité qu'on lui offre depuis l'indépendance.

La fraude a eu lieu, le régime a gagné quelques années de survie, mais l'ensemble du peuple algérien a été informé de ce qui se passerait au cas où Bouteflika serait reconduit pour un 4ème mandat.

Le travail d'éveil des consciences n'a pas cessé, depuis, grâce à quoi notre peuple sait maintenant que le 4ème mandat se terminera par un effondrement sans précédent des conditions de vie de nos concitoyens et l'enterrement, peut être définitif, du rêve des pères fondateurs de la Révolution algérienne. Ce rêve était de construire un État souverain, libre et prospère.

J’ai aussi essayé de créer un parti à même de porter le programme que j'ai présenté au peuple algérien, Nida El Watan. Mais le Pouvoir n'a pas permis que je dépose le dossier de ce parti, ce qui est une violation sans précédent d’un droit constitutionnel. Ce parti se structure néanmoins progressivement, en Algérie et au sein de notre communauté vivant à l'étranger. Un jour, il pourra se présenter devant les électeurs algériens, fort de la légitimité que lui refuse aujourd'hui le pouvoir illégitime en place.

Depuis le 1er Novembre 1954, Le monde a changé et l'Algérie aussi.

Le nouveau contexte et les enjeux régionaux et internationaux

Depuis 1962, la planète a rétréci et les bouleversements qu’elle a connus sur tous les plans ont relativisé le concept même de Souveraineté. Un pays aussi vaste que le notre ne peut pas exercer sa souveraineté de la même manière qu’autrefois. Les enjeux deviennent économiques et se mesurent en termes d'influence régionale.

La position géo-stratégique de notre pays lui donne de nouveaux droits et lui impose de nouveaux devoirs, qu’il ne peut feindre d’ignorer ou d’oublier. Vis à vis de sa population comme de vis à vis de ses voisins immédiats et de ses partenaires du Nord de la Méditerranée et de la Ligue arabe, avec lesquels nous lient des Accords de libre-échange contraignants.

Son mode de gouvernance et la façon de gérer ses relations régionales et internationales conditionnent davantage sa sécurité que l’importance de ses moyens militaires.

L’Algérie ne comptait que 9 millions d’âmes à l’indépendance, essentiellement rurales, pauvres et illettrées. Sa population a quadruplé depuis, avec plus de 80% d’algériens nés après l’indépendance.

Nos dirigeants, dont la moyenne d’âge dépasse 70 ans, affirment que nos jeunes ne sont pas prêts. Mais ils oublient qu’eux mêmes sont arrivés au pouvoir à l’âge de 20-25 ans.

Le programme que défend Nida El Watan consiste à permettre aux algériens de construire un État fort. Fort de sa capacité à créer de la richesse, de sa diversité, et d'institutions qui assurent à sa population de vivre librement et dignement. En paix avec eux mêmes et avec leurs voisins. La lutte continue, même si le Pouvoir en place n'a pas accepté de changer les règles du jeu et de céder les rênes du pays à une classe politique plus jeune et plus capable.

Un pouvoir qui maintient en place un modèle de gouvernance qui date d’avant la guerre du Vietnam, de l’époque de la guerre froide entre les blocs soviétique et occidental. Celle de Khroutchev et Kennedy !

Le peuple n'est plus dupe du jeu de ce pouvoir, jeu, qui consiste à mettre en avant les mêmes arguments, à savoir le danger de l’islamisme, celui du désordre public, et celui du désordre "démocratique", qui nous exposeraient au danger de connaitre la même situation que la Libye, l'Irak ou la Syrie.

Un véritable chantage qui est destiné à paralyser les justes et légitimes revendications des Algériens, Mais qui se retournera contre ses auteurs car le peuple étant devenu mature et conscient.

On ne peut pas lui cacher, par exemple, la destruction de la plus grande partie du potentiel de développement du pays, qui menace l'existence même de l'Etat algérien. Ce potentiel, ce sont des décennies de retard de développement et 1000 milliards de dollars qui se seront évaporés au terme du quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Une manne historique, qui nous manquera cruellement au moment où nous devrons entamer le redressement du pays. Les réformes à engager ne pourront pas être financées, tant elles sont profondes et coûteuses.

Il nous faudra, dans ces conditions, non seulement retrousser les manches, pour redémarrer de zéro, à partir du champ de ruines laissé par l'ancien Système, mais encore convaincre la population de revenir au train de vie qui était le sien il y a un demi-siècle...

Des sueurs et des larmes en perspective, que seul un pouvoir authentiquement démocratique pourra exiger d'un peuple habitué au confort et à la facilité. Il faudra, dans les dures conditions qui nous attendent, vraiment aimer notre pays pour accepter d'assumer des charges politiques. Il n'y aura rien à gagner, à part la satisfaction d'accomplir son devoir.

Ali Benouari

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:31
L'historien Michel Pierre

L'historien Michel Pierre

L’historien français Michel Pierre s’est intéressé au regard occidental sur le Sahara, un espace qui s’étend sur 9,4 millions de kilomètres carrés des côtes atlantiques jusqu’à la Mer Rouge et qui englobe dix pays.

Il a analysé, lors d’une conférence présentée mardi soir à l’Institut français d’Algérie (IFA) d’Alger, cette question à travers les textes, les photos, le cinéma, la publicité, les coupures de presse, les cartes, les œuvres d’art et même les jouets.

«Le Sahara n’est pas exclusivement une géographie, mais une histoire, une culture, des civilisations», a-t-il noté. Il est remonté jusqu’à l’Antiquité en reprenant des écrits d’Hérodote, le géographe et historien grec du Ve siècle avant-Jésus Christ, sur notamment les monuments funéraires protohistoriques ou les tombes circulaires à trou de serrure (les idebnân) qui existent du côté de Djanet, dans le sud-est algérien.

«Hérodote avait rapporté que des populations venaient près de ces lieux sacrés, s’endormaient, faisaient des rêves. Ensuite, elles s’appliquaient à suivre ces rêves le jour d’après.

L’explorateur français du XIXe siècle Henri Duveyrier, 2000 ans après Hérodote, revenait sur ces croyances qui avaient résisté à l’épreuve du temps», a-t-il relevé soulignant qu’Hérodote s’était intéressé aussi à l’aridité du désert, aux tempêtes de sable et aux mirages.

Il s’appuyait sur ce qui lui était raconté par des voyageurs. La sécheresse avait été également mentionnée par d’anciens écrits égyptiens. «Le désert est présent par la représentation de la faune ancienne.

Le rhinocéros, présent dans la gravure du Sahara, par exemple, avait passionné les Romains. Cet animal était le symbole de l’Afrique inconnue pour l’Empire romain. Idem pour le chameau. Néron avait utilisé les chameaux pour les courses. Dans les mosaïques, on trouve des représentations de chameau.

Cet animal avait été utilisé aussi au début de l’ère chrétienne. Le christianisme, contrairement à l’islam, avait peu pénétré le Sahara parce que les caravanes et les routes n’existaient pas.

Le mot Sahara, créé par un chroniquer égyptien, était arrivé avec l’avènement de l’islam. Cette religion allait pénétrer les royaumes transsahariens par la voie du commerce, l’échange de lettrés, l’écriture et les livres», a souligné Michel Pierre citant les vieux manuscrits de Chinguetti, Tombouctou et Agadez. Il a repris un récit de Léon L’Africain décrivant Tombouctou, ses juges, ses docteurs et ses lettrés.

L’andalou Hassan Al Wazzan, ou Léon l’Africain(1490-1550) rapportait aussi qu’à l’époque les livres étaient plus chers que toute autre marchandise. Selon Michel Pierre, le contact entre le christianisme et l’islam avait provoqué l’intérêt des occidentaux pour le Sahara surtout les Espagnols et les Portugais qui avaient sollicité des cartographes juifs.

Les Occidentaux étaient, à partir du XIIIe siècle, attirés par les plumes d’autruche et par l’or du Soudan, une matière indispensable à leur économie. Les monnaies frappées en Italie et en France étaient faites de poudre d’or soudanaise. L’or avait disparu de l’univers monétaire européen depuis la fin de l’Empire romain.

«A l’époque, on pensait que l’or poussait dans le sable comme des carottes ! Et on était sûr que le Nil était relié aux fleuves Niger et Sénégal (…) L’imaginaire anglo-saxon du Sahara égyptien et soudanais était différent de celui des Italiens par rapport à la Libye ou de celui des Français.

L’intérêt des occidentaux pour le Sahara avait repris au XIXe siècle avec la venue des explorateurs et le travail des sociétés anti-esclavagistes britanniques, lesquelles allaient soutenir les sociétés de géographie à Londres, à Paris et à Berlin», a-t-il dit citant René Caillié qui avait «redécouvert» Tombouctou et le général Eugène Daumas qui avait publié plusieurs textes sur le Sahara au moment où la France commençait sa colonisation du Sahel.

Montrant l’image d’un Targui servant du thé, il a relevé que, contrairement ce que racontent les reportages de l’époque, la cérémonie du thé dans le Sahara ne remonte pas loin dans le temps. «Le thé est arrivé au Sahara par cargaisons britanniques transportant du thé d’origine indienne à partir des côtes marocaines. Au Sahara, on prenait des décoctions de plante, mais pas du thé.

Donc, la cérémonie du thé est une invention touristique», a-t-il dit. Selon lui, le Sahara a perdu quelque peu son calme en devenant un territoire de conflits et de tensions. «Meilleure preuve, la présence de trois missions des Nations unies au Mali, au Sahara occidental et au Darfour soudanais.

Pendant un temps, cette zone avait disparu des radars de la géopolitique», a souligné Michel Pierre, auteur du livre Sahara, le grand récit, paru en 2014, retraçant l’histoire climatique, culturelle et politique du grand désert africain. 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 12:24
"Finkielkraut porte l’inquiétude névrotique de tout, au nom de la préservation d’un espace français fantasmé". Photo : Loic Venance/AFP

"Finkielkraut porte l’inquiétude névrotique de tout, au nom de la préservation d’un espace français fantasmé". Photo : Loic Venance/AFP

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. Le dernier livre de Finkielkraut, "la Seule Exactitude" : plus dangereux que jamais.

Aliénations. Une journée et deux soirées pleines et entières auront été nécessaires pour que le bloc-noteur vienne à bout du dernier livre publié par Alain Finkielkraut. Imaginez l’effort, près de 300 pages et un titre emprunté à Péguy – rien de moins – dont la démesure devrait éloigner tout philosophe qui se respecte : la Seule Exactitude (éditions Stock). Pas Finkielkraut. Ses angoisses et ses aliénations de l’époque méritent tous les écarts, fussent-ils déplacés dans le monde supposément des idées. À ses yeux, rien n’est trop beau pour qu’il puisse exprimer « la déprise de l’identité », la difficulté à « faire société », le « dépérissement scolaire », la menace de « l’islam », toujours « l’islam » et encore « l’islam », la hantise de la « modernité technique », l’antiracisme « compulsif » (sic), la « désintégration » de la société française, les « enfants de l’immigration ensauvagés » qui sont beaucoup moins obéissants qu’avant (quand ils étaient blancs et européens) et même, allons-y gaiement, certains aspects de nos libertés publiques… Finkielkraut porte l’inquiétude névrotique de tout, au nom de la préservation d’un espace français fantasmé. Il pense ainsi s’attaquer au « politiquement correct » et, comme Michel Onfray, parle en victime de « censure bien-pensante », dont l’idée même est une absurdité. Sont-ils censurés les Natacha Polony, Éric Zemmour, Ivan Rioufol et autres Élisabeth Lévy ? Ne les entend-on pas à longueur d’antenne ? Voilà bien le leurre du moment : que des Finkielkraut osent se présenter comme des martyrs de la liberté d’expression…

Peur. La Seule Exactitude n’est pas un livre original, puisqu’il s’agit en réalité d’un recueil de deux années de ses interventions sur RCJ, Radio communautaire juive, elles-mêmes reprises sous forme de chroniques dans Causeur, le mensuel d’Élisabeth Lévy, dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que l’ex-patron de Minute, l’ancienne publication d’extrême droite. Au fil des pages, nous comprenons à quel point ce « Français libre » (selon une récente une du Figaro) est ravagé de l’intérieur par sa haine du présent et de ceux qui inventent déjà l’à-venir, nous autres citoyens, qui que nous soyons, surtout si nous ne partageons pas ses options idéologiques, celles qui tentent d’installer dans l’épicentre des débats le sinistre mensonge du « grand remplacement » façonné par son ami Renaud Camus. Le futur académicien se prépare à endosser l’habit vert en déployant toute son énergie à vomir son pessimisme et ses monomanies, sans jamais s’arrêter une seule fois sur l’essentiel, la crise économique, les inégalités sociales – il considère l’égalité comme une « utopie » –, les excès de la finance, l’absence de répartition des richesses, etc. La controverse finkielkrautienne, binairisée et hystérisée, devient ici une guerre civile menée par un idéologue mâtinée de belle langue, comme bon nombre de « penseurs » médiacratiques et mécontemporains. Son obsession du mal présupposé de « l’autre », des « autres », est à la fois pathétique et puissamment dangereuse pour qui veut porter un message d’ultra-vérité et se transformer en médium exclusif, vecteur d’idées, de normes et d’attitudes. De la détestation de tout progrès au ressentiment de la perte d’une France ethnocentrée, il attise volontairement la guerre des civilisations. Ne lui en déplaise, cette croisade nihiliste a quelque chose d’antirépublicain. Ce fils d’immigré, devenu citoyen français à l’âge d’un an, a désormais peur de tout. Sauf de lui-même. Mais ça viendra sûrement. Alors peut-être relira-t-il, avant qu’il ne soit trop tard, le Céline d’avant les saloperies, celui du Voyage au bout de la nuit : « La race, ce que tu appelles comme ça, c’est ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est ça la France et puis c’est ça les Français. »

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:43
منطقةُ القبائل أكثر المناطق حيازةً للزوايا في الجزائر

منطقةُ القبائل أكثر المناطق حيازةً للزوايا في الجزائر

لم يكن بمقدوري الوقوف مكتوف الأيدي و مربوط اللسان حيال ما أشاهده من تلاعبات و مغالطات من قبل بعض القنوات الإعلامية الجزائرية في حق منطقة القبائل, هذه المنطقة المعرضة كل مرة و منذ عقود طويلة لتشويه سمعتها و تمزيق صورتها, و تصنيفها على أنها منطقة معزولة عن أعراف و تقاليد الجزائر.

تعاني منطقة القبائل الشامخة كالعادة إلى التضييق الإعلامي و حتى السياسي, بحيث تحوّلت إلى مجرد سجل تجاري عند الإعلام الجزائري, خاصة قناة النهار المصابة بزكام الحقد لهذه المنطقة التي لم تبخل يوما في تصدير أرقى آيات البطولة و التشييد و النيف الجزائري.

استضافت قناة النهار في إحدى حصصها امرأة مسيحية قُدمت على أنها تنحدر من منطقة القبائل, تتحدث باللغة الفرنسية بطلاقة, و جاهلة للغة العربية, و حاقدة للدين الإسلامي قبل أن تقوم باعتناقه, بحيث ما يلفت الانتباه أكثر هو الهدف الحقيقي من عرض هكذا مواضيع و التركيز على أنها لا تنحصر إلا في منطقة القبائل, ففي واقع الأمر هكذا حصص المكشوفة الأهداف أصلا, إن دلّت على شيء فهي تدّل على مدى تشبع القائمين على تسيير هذه القناة بثقافة الحقد الكراهية المهدمة لعناصر التلاحم و التعايش, و المحرضة على الفتن و تعلّم شتى أنواع الشيتة و التطبيل لسلطة تملك بين أنيابها حق احتكار سياسة الإشهار العمومي.

ماذا تريد قناة النهار من بث هذا البرنامج؟ هل تصبو إلى إعطاء انطباع للرأي العام الجزائري على أن منطقة القبائل معادية للدين الإسلامي أو ما شابه ذلك؟, و أنها قبلة للتبشير المسيحي و شتى أنواع الموبقات و المنكرات, و أن أهلها لا يصومون و لا يصلون و لا يتكلمون اللغة العربية, ورغم هذه المؤامرة الإعلامية المقيتة في حق منطقة يشهد لها العدو قبل الجزائري على مكانتها في أرشيف التاريخ, إلا أن فيها نوع من الحسنات و الإيجابيات, حيث بغباء قناة النهار سنخبر العالم ما معنى أن تعيش في منطقة القبائل, و معنى أن تحظى بولادة حرة بين جبالها الشامخة و أهلها الأحرار.

هل يدرك الحاقدون أن ولاية تيزي وزو تعتبر الأولى في عدد المساجد ب 652 مسجد, و تليها بجاية ب 486 مسجد, و ثم باتنة ب 293 مسجد؟

هل يدرك الحاقدون بأن خيرة علماء الدين الأمة الجزائرية من منطقة القبائل؟

يقولون ناس القبائل يفطرون و يأكلون رمضان, و تسرع جرائدنا لنشر الخبر, و كأنه نبأ سماوي أو نصر محقق, فهل الولايات الأخرى ملائكة و فيها ما فيها من أنبياء؟

لماذا التركيز دائما على منطقة حرة و مشهورة بدينها و تاريخها و ذكائها و رجالها و نسائها؟.

لولا غباء هذه القنوات الإعلامية المدربة على الفتنة و نقل الرذيلة, لما تمكنتُ اليوم في إخبار العالم ما هي منطقة القبائل, إنها المنطقة الوحيدة على مستوى القطر الوطني التي تحترم التعددية الدينية و العقائدية, و تمنح للأشخاص الحرية في احترام قناعاتهم الذاتية و تشجعهم على العمل بكل ديمقراطية في المساواة بين الجنسين, و تتمتع بحرية الضمير و المعتقد بكل أريحة, و هي المنطقة التي أنجبت علماء دين في قمة الصيت و الشهرة و العطاء, هي قبلة للحرية و الأحرار و التعايش, هي منبر للتواجد الإنساني بكل أنواعه و ألوانه, هي منطقة الكفاءات و الأدمغة, هي بكل بساطة قلب الجزائر.

أنا لا أدعي الكماليات لمنطقة القبائل, كوني أنحدر منها و ابنها البار, و لكن خوفا من مسامير التاريخ و أمانة للأجيال الصاعدة, أقول أن بمثل هذا الإعلام المتهجم على كل رموز المنطقة, تارة باسم السياسة و تارة أخرى باسم الدين, لا نجني منه غير مجتمع فاقد لحاسة الوطنية, و يدفع بوحدة البلد إلى التصحر و التفتيت الكلي, اللهم إن أرادت قناة النهار من خرجتها هذه تصفية حساباتها مع هذه المنطقة,

أو تدعو للفتنة و تحرض عليها بعدما عجز جنود داعش و النظام الجزائري بمعية إعلامه الغبي في صنع ذلك.

فريد بوشن

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:18
L'occident devient de plus en plus islamophobe.

L'occident devient de plus en plus islamophobe.

Bérézina pour le parti socialiste, poussée fulgurante de l'extrême droite et tassement de la popularité de la droite dite républicaine, telle semble être la cartographie politique de l'hexagone que révèle les derniers sondages d'opinions effectués à quelques semaines des élections régionales françaises qui auront lieu les 6 et 13 décembre prochains.
Ces tendances lourdes de l'électorat français ne sont pas nouvelles mais se consolident de plus en plus. Et face à la crise multiforme qui secoue l'hexagone et qui s'articule non seulement autour des questions économiques mais s'exprime aussi dans ses dimensions culturelle, identitaire et sociétale, dérive inéluctablement vers l'extrême droite le centre de gravité politique de la France du terroir, des campagnes mais aussi des villes.

Les idées développées depuis quelques décennies par les responsables du Front National ont le vent en poupe, essaiment dans la société française et séduisent même certains dirigeants de la droite parlementaire qui ne les exploitent pas que pour des raisons de pure stratégie électorale. Bien au contraire. L'ancrage du discours de l'extrême droite devient profond. Il oblige désormais toute la droite française mais aussi la gauche socialiste à se déterminer par rapport aux questions considérées comme pertinentes et qui engagent l'avenir et dont les membres savent que chaque faux se paie extrêmement cher, que les mots doivent être choisis avec précaution et qu'il faut ménager cet électorat qui pèse de plus en plus et qui fera la différence.
Les mots extrêmement durs prononcés à propos des musulmans et de l'Islam par Nadine Morano, cette représentante de l'expression politique dans sa forme la plus primitive et la plus désarticulée ne sont pas hélas isolés. D'autres avant elle se sont essayés à ces contorsions sémantiques sans pour autant recueillir les dividendes espérés en termes de résultats électoraux. L'ancien Président Nicolas Sarkozy qui a subitement radicalisé son discours à la veille du second tout des élections présidentielles de 2012 en a fait l'amère expérience en perdant face à l'actuel locataire de l’Élysée. Il fût un temps ou un homme politique français disait qu'il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme. Mais c'était au siècle dernier.
Le coude à coude entre le Front National de Marine Le Pen et les Républicains de Nicolas Sarkozy ne constitue plus une vue de l'esprit mais devient une réalité qui se confirme jour après jour.

Et à travers ces élections régionales s'esquissent déjà en filigrane ce que seront les joutes de 2017. La bataille présidentielle opposera probablement au final le candidat de la droite et du centre face à celle ou celui de l'extrême droite. Et le scenario de 2014 se reproduira sans doute pour la gauche.Mais quelle place pour l'Islam et la communauté musulmane dans une France en effervescence?

La vocation judéo-chrétienne de l'hexagone a été violemment affirmée par Nadine Moran. D'autres comme Alain Finkielkraut tissent un corpus idéologique autour de cette vocation et alimentent le discours de l'extrême droite qui se renouvelle et fait sa mue. La révocation du fait musulman et son exclusion du champ politique constitue désormais la nouvelle dialectique de l'extrême droite et le substitut à la rhétorique antisémite qui l'a historiquement fondée.
L'estocade récurrente de Marine Le Pen portée contre l'Islam en France et non pas de France, la communauté musulmane, ses symboles, ses rituels porte une signature indélébile. Son rapprochement depuis quelques années avec quelques personnages représentatifs du sionisme de France qui l'alertent régulièrement contre ce prétendu péril vert qui va mettre la France en danger et remettre en danger son identité et ses valeurs judéo-chrétiennes.
La communauté musulmane française peut bien entendu constituer une force électorale qui pourrait peser sur les rapports de force des prochaines échéances électorales mais ses choix ne seront pas déterminants pour son avenir. Les prémices de ce qui ressemble déjà à une nouvelle nuit de cristal sont déjà là et ses éléments constitutifs se mettent en place.

Face au discours de la peur, de la falsification et du mensonge instillé quotidiennement par un complexe politico-médiatique extrêmement puissant et très cohérent dans ses objectifs et dans la stratégie qu'il déploie pour les atteindre et la fantasmagorie qu'il induit et provoque notamment dans les segments les plus fragiles de la société française, s'esquissent et se développent déjà les scénarios les plus dangereux pour la communauté musulmane de France.
De nombreux facteurs plaident désormais pour le départ de France mais aussi d'autres pays européens où s'enracine et se popularise la pensée radicale anti musulmane de populations qui devront probablement reconstruire leur projets de vie.

Eric Zemmour dont les parents ont pourtant trouvé refuge et quiétude en ces terres musulmanes de ce coté-ci de la Méditerranée s'est déjà essayé à ce discours d'un déplacement forcé annoncé en en devenant même l'un des précurseurs.
Mais cet élément de fracture au sein des sociétés occidentales en général et française en particulier ne sera pas le seul déclencheur de ces déplacements de populations musulmanes.
D'autres éléments plaident pour cette probabilité qui sera sans doute catalysée par la mise en œuvre des idées nationales qui suscitent engouement et adhésion de plus en plus de monde en Europe.
L'attractivité de l'occident n'est plus ce qu'elle était et la crise multidimensionnelle que lui inflige également un système économique en crise et en fin de cycle révèle de nouveaux horizons. Le self made man s'est désoccidentalisé et se décline désormais dans sa version asiatique ou des monarchies pétrolières du golf.

L'élite musulmane établie aux Etats-Unis par exemple aujourd'hui préfère déjà pour certains de ses membres anticiper les événements et apporter son expertise en s'installant pour des considérations non seulement de confort mais aussi d'environnement à Doha, Kuala Lumpur, Djakarta, Tokyo, Hong Kong ou Shanghai.
Le repli chez soi et sur soi face à l'adversité est désormais un réflexe assimilé chez la communauté musulmane. L'occident amputé de sa dimension musulmane manquera certainement de saveur. Il sera en tous les cas plus décadent et plus déliquescent qu'il ne l'est déjà. Mais il s'agit là des aléas de l'histoire et la guerre des civilisations est désormais pour certains enclenché.

Si l'aspiration à vivre chez soi avec les siens sans "intrusion extérieure" est somme toute légitime, qui peut reprocher ainsi à quelqu'un d'aimer profondément son pays, la tentation d'aller ailleurs faire la guerre pour prospérer économiquement et régénérer un système capitalisme en phase terminale d'épuisement et qui a toujours prospérer par la guerre faite aux autres et la violation de leurs terres et de leur intégrité doit cesser. Et les musulmans qui ont toujours plaidé pour le respect mutuel peuvent désormais plaider pour le respect d'un principe qui refondera peut-être la conception qu'à chacun des relations internationales et de l'usage de la diplomatie. Puisque ce fascisme et cette crise qui vient provoqueront l'inéluctable départ de ces musulmans qui s'en iront tôt ou tard, rapatriez chez vous troupes, hommes et armement qui font tant de mal aux autres et n'oubliez surtout pas ces centaines de milliers d'éléments "indigènes" fantoches incrustés en terre d'Islam qui travaillent pour vous et qui nuisent à leurs propres peuples!

Salim Metref.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:38

Depuis qu’il a envahi le Sahara occidental en novembre 1975, le Maroc s’est mis à copier les méthodes israéliennes pour mettre le monde entier devant le fait accompli dans l’espoir d’obtenir une légalisation de l’occupation coloniale du territoire. Il vient une nouvelle fois de recourir à des subterfuges et à des mesquineries pour faire avaler des couleuvres à la communauté internationale, particulièrement africaine.

Le Maroc organisera, du 20 au 30 octobre, le Championnat d’Afrique des clubs champions de handball. Deux clubs algériens, ceux de Skikda et Baraki, étaient engagés.

A la dernière minute, les autorités royales ont inscrit dans la compétition un club des territoires occupés de la RASD, poussant nos deux représentants à se retirer en signe de protestation et pour dénoncer cette violation flagrante des lois internationales. Le Sahara occidental est sous domination coloniale et, à ce titre, il n’a aucun droit de se faire représenter dans des tournois internationaux par des villes des territoires occupés. Israël, qui est pourtant un modèle pour le Maroc et avec lequel il partage le triste palmarès de pays qui a reçu le plus de condamnations des Nations unies, n’a jamais engagé des équipes de Cisjordanie ou de Ghaza dans des manifestations sportives mondiales ou régionales.

L’Espagne, l’ancienne puissance coloniale, n’a transféré à Rabat que l’administration du territoire en vertu des Accords de Madrid, signés en novembre 1975 et que l’ONU n’a jamais voulu reconnaître, soulignant leur illégalité et précisant que le Sahara occidental est toujours sous domination coloniale. A ce titre, l’ONU a fermement condamné des accords de pêche conclus entre le Maroc et l’Union européenne parce que ces derniers englobent les eaux territoriales sahariennes.

On ne sait pas si les Marocains ont profité d’un vide juridique dans les règlements de la Confédération de handball pour tenter un coup de force et une arnaque dont ils sont devenus des spécialistes, conseillés en cela par leurs grands amis israéliens. Il appartient maintenant à la CAHB de ne pas tomber dans le piège pour ne pas être complice d’un déni de droit. Les deux clubs algériens ont, quant à eux, fait preuve de vigilance et ont agi pour faire respecter la légalité. Le grand Maghreb auquel aspirent les peuples n’est pas pour demain tant qu’il y a piétinement du droit international dans la région.

Le dossier du Sahara Occidental reste sans solution.

Le dossier du Sahara Occidental reste sans solution.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:20

Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Energie.

Algérien vivant en Algérie, l’état des droits. Et la Direction Régionale/DP de Hassi R’mel où j’exerce est une structure de la Sonatrach.

Monsieur le Ministre,

Après avoir été lésé, en 2011, par l’absence de transparence et l’iniquité des résultats de l’entretien d’évaluation dans le cadre de la bourse de l’emploi, qui étaient distinctement injustes, et s/c de la voie hiérarchique, j’ai contesté légalement ces pratiques auprès du PDG Monsieur Zerguine.

Et durant cette période, au lieu de se conformer aux textes régissant le fonctionnement de cette bourse on a procédé par la nomination directe, et sans passer par ce dispositif, des cadres à des postes d’encadrement. Et cette bourse est devenue bourse de l’emploi des personnes privilégiées.

Monsieur le Ministre,

Et pour damner, tyranniser, faire souffrir et faire endurer celui qui n’a pas accepté ce fait accompli et qui a écrit à M. le PDG, on a nommé pour cette mission le Chef de Division RHM/HRM.

Ce chef de Division RHM/HRM : 1) Mis au placard doré à HMD de 2005 à 2011 (son responsable hiérarchique à HMD n’était que l’ex-DRH/Amont, étant Chef de Division RHM) ! 2) N’ayant formulé aucune demande de candidature pour ce poste ! 3) Ne possédant aucun diplôme universitaire alors qu’à la Sonatrach, pour le poste de Chargé ou Cadre d’Etudes ou pour le poste de Chef de Service on exige un diplôme universitaire, une licence ou un ingéniorat pour les Services Techniques ! 4) Et à la lecture des attendus de la décision de sa nomination du 14/11/2011 (qui vient juste après mon troisième écrit du 11/11/2011 adressé à Mr le PDG), il peut être nettement constaté que le concerné n’est pas passé par la bourse de l’emploi et que le signataire de cette décision a été dupé ; du moment qu’on a fait référence au plan relatif à la mobilité du personnel d’encadrement supérieur et l’intéressé ne faisait pas partie de l’encadrement supérieur !!!

Ces actions soit par le biais de la bourse ou en dehors de l’utilisation de ce dispositif prouvent à suffisance que ces pratiques n’étaient guère appréciables.

Monsieur le Ministre,

Pour s’acquitter de la mission dont on est chargée et en reconnaissance de cette nomination, jamais attendue, jamais rêvée et jamais imaginée, la machine infernale d’intimidation, d’oppression, d’injustice et d’abus de fonction qui ne nécessite que l’intelligence négative a été faite fonctionner.

- En la présence de ses collaborateurs directs, deux chefs des services et un chef de centre de formation, le Chef de Division RHM confie l’intérim à des cadres de niveau (N-2 et N-3). Fait et acte non règlementaires soutenus et appuyés par la hiérarchie (silence total).

Monsieur le Ministre,

Me sentant blessé par cette pratique je lui ai adressé par écrit une contestation à laquelle il ne m’a répondu que verbalement «je fais ce que je veux !». Et les abus et les sanctions arbitraires à mon encontre s’enchainent : On m’a fait et me font vivre le calvaire (privés de tout droit où je n’ai que des devoirs).

-Sans motif, retrait du véhicule de service - Sans motif, m’ayant dépossédé de tous les moyens de travail.- Ma mise, depuis mars 2013 au placard doré - La non prise en considération des absences d’un cadre (que j’ai signalées) - Piétinant toute réglementation et procédure administrative et disciplinaire, m’infligeant injustement trois jours de mise à pied (décision signée par l’ex DRH/Amont, non habilité et n’ayant pas de délégation de pouvoirs) et abusivement sans motif 08 autres jours de mise à pied - Me privant et de l‘augmentation individuelle et de la promotion - Opérant abusivement un retenu de deux jours sur mon salaire alors que j’étais dans mon bureau – Combines et accusations à tort (montrant l’abus de fonction).- Me renvoyant (en exclusivité) outrageusement en congé sans m’informer, le Chef de Division cumulait lui-même plus de 80 jours de reliquats alors qu’il exerce en régime célibataire 4X4, système qui interdit le cumul de reliquat.

M’ayant dépossédé arbitrairement de mon titre de fonction de Chef des Sces Adm/Moyens et me reconvertir en cadre RHU (décision signée par l’ex DRH/Amont, non habilité et n’ayant pas de délégation de pouvoirs) sous prétexte de l’application de la note de l’Inspecteur Général du Ministère de l’Energie Mr Boulkroun Zoubir, note qui a été faussement exploitée par l’ex Directeur de la Division Production (étant intérimaire) alors que la note a été très claire par laquelle l’Inspecteur Général, demandait de l’ex Directeur Exécutif RH de la SH le traitement diligent de ma requête et de lui faire parvenir son avis et éléments d’appréciation.

Et la position prise par l’ex Directeur Exécutif RH SH défendant les pratiques injustes et non réglementaires de son protégé l’ex DRH/Amont, apparait clairement dans l’envoi réf 2115/REG-VS/RT/2014, qu’il a adressé aux services du ministère de l’énergie, répondant à la note de Mr l’Inspecteur Général du Ministère où il est constaté qu’il s’agit de contre-vérités renfermant un ensemble d’informations erronées ou purement inventées.

Monsieur le Ministre,

A vous signaler aussi que le titre de Chef des Services Adm/Moyens je l’ai eu dans le cadre d’une promotion (après une période d’essai d’une année et période d’exercice de 2007 à 2014) et la réglementation interdit de retirer une promotion (et tous les gestionnaires des RH à la Sonatrach connaissent la règlementation),

Et cette décision arbitraire non réglementaire de ma reconversion a fait l’objet d’une demande de recours que j’ai adressée à l’ex-Directeur Exécutif RH, qui ne l’a pas reçu (il me l’a confirmé le jour de notre rencontre le 17 février 2015, en la présence de Mr le Directeur Veille et Réglementation Sociale) mais il n’a pas réagi à mes doléances contre ces pratiques non réglementaires où il a fait semblant de ne rien connaitre de mon problème. Et tout se comprend.

Monsieur le Ministre,

A ma connaissance, après lecture de tout document quel qu’il soit on réagit, soit pour sa personne soit pour les autres !

Réclamant mes droits et contestant des pratiques non réglementaires, je me suis adressé à toute ma hiérarchie jusqu’à Mr le Président Directeur Général, (24 envois) que je les remercie tous de bien m’avoir lu mais sans suite (c’est contraire à la règlementation), et ma situation est restée stationnaire.

Un envoi par fax, je l’ai destiné le 26/07/2015 à Mr l’Inspecteur Général du Ministère. Je vous ai transmis, Monsieur le Ministre, par fax une copie de ma requête envoyée le 09/08/2015 à Mr le Président Directeur Général de la Sonatrach.

Monsieur le Ministre,

Il semble que le Directeur Régional Hassi R’mel a pris lui aussi position, qui en plus de mes différentes requêtes administratives, je lui ai formulé trois demandes d’audience sans réponse et me refusant l’accord à trois demandes de restauration (alors qu’il s’agit d’un droit pour tout travailleur). A ma dernière demande, on s’est dupé par la réponse qu’on m’a faite.

Monsieur le Ministre,

Ce qui peut être lu et déduit dans mon histoire, longue de plus de quatre ans jusqu’à présent : c’est qu’on doit se taire et se dérober à la réalité, face aux pratiques non réglementaires qui ne profitent qu’à des intérêts personnels (tant pis pour la Sonatrach, tans pis pour notre avenir professionnel puisque, selon ces modèles de managers nous sommes considérés (peut-être) des soumis et non des collaborateurs), ne pas les dévoiler, ne pas les découvrir, ne pas les contester, vivre et tolérer leur politique du fait accompli.

Je leur dis NON messieurs, il s’agit de notre entreprise, il s’agit de notre ALGERIE.

L’ex DRH/Amont qui par la désignation et la nomination des cadres sans passer par le dispositif de la bourse de l’emploi n’a respecté ni le dispositif ni la procédure de cette bourse ni les compétences de la Sonatrach, voulait qu’on le laisse faire. Et c’est contraire, à la réglementation, au code de conduite de Sonatrach, et aux pratiques managériales établies par l’Entreprise.

Pratiques contestées auprès de Mr le Président Directeur Général, et pour sanctionner le contestataire (au lieu de se conformer à la réglementation), l’ex-DRH/Amont a assuré la nomination du Chef de Division RHM/HRM (ne répondant pas aux critères requis pour l’accès à ce poste) même au détriment du développement des RH au niveau de la région de Hassi R’mel.

Le Chef de Division dans sa mission, lui aussi, s’est assisté par les Chef de Service formation et Chef de service Sport et Loisirs.

Le Chef de Division, en la présence de ses collaborateurs directs, il confie l’intérim au Chef de Sce formation et pour…………………et pour créer une situation non réglementaire, atténuante et intolérable dans les relations hiérarchiques, fonctionnelles et professionnelles. Une situation provocante.

-Le Chef de Service formation, profitant de la situation, a utilisé tous les moyens pour faussement me montrer blâmable ; l’envoi à mon insu à la hiérarchie de fausses informations, de fausses interprétations des réalités et des faits, décidant intentionnellement de duper lecteurs et décideurs.

Il s’est permis de faire accéder à mon bureau un huissier de justice pour inventaire, sans m’informer ni avant ni après l’action, alors que les opérations d’inventaire s’accomplissent par les agents de la Division Approvisionnements. Et la demande devra être faite par M. le Directeur Régional.

Et puisqu’il a eu un rôle important dans ma situation (ma mise au placard doré, et abusivement ma reconversion en Cadre RHU) et après avoir falsifié l’ordre de mission au profit du Chef Sce Sport et Loisirs, et lui rédigeant la plainte par laquelle le concerné m’accuse de l’avoir harcelé pendant deux années (sans preuves présentées), au lieu d’être sanctionné, il lui a été accordé une promotion au poste de Coordonnateur RHU.

Et par ces pratiques on récompense et on encourage la falsification de document officiel et le faux reporting des informations.

-Le Chef de Service Sport et Loisirs, avec ses différentes absences que j’ai à chaque fois signalées, sa fausse déclaration (bénéficiant illégalement de la somme de plus de 17.000,00 DA comme indemnité d’hébergement et de restauration alors qu’il a été totalement pris en charge par la Sonatrach lors de sa mission) et la plainte rédigée par le Chef de Service formation, qu’il a signée m’accusant à tort de l’avoir harcelé durant deux années, au lieu d’être puni a été récompensé par sa promotion au poste de Chef des Services Adm/Moyens, poste duquel on m’a arbitrairement, abusivement et illégalement déchargé.

Donc, dans l’activité Amont de la Sonatrach, on encourage la falsification de document, la combine et l’accusation à tort du collègue, les absences des cadres, la fausse déclaration, le vol et la complaisance du responsable.

Veuillez recevoir tous mes remerciements pour votre compréhension. Et vous priant d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération,

Ben Saïd Ahmed Toufik

SH/DP/Direction Régionale HRM

Siège de la Sonatrach

Siège de la Sonatrach

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 13:14

Les propos d’Ahmed Ouyahia montrent que l’Algérie est gérée comme si c’était une propriété privée.

Selon le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, la question de la révision de la Constitution relève seulement des prérogatives du président de la République. Ce dernier serait d’ailleurs le seul à gérer le dossier. Il n’y aurait donc qu’une seule personne dans toute l’Algérie qui pourra définir ce que sera le futur constitutionnel du pays. L’Algérie est-elle la propriété privée d’Abdelaziz Bouteflika ? Tous les autres algériens seraient-ils des invités qui n’ont rien à dire sur la manière dont le territoire est géré? Encore heureux qu’Ahmed Ouyahia ait mentionné le mot république après le mot «président», car il aurait été facile de se tromper quant au régime politique en Algérie.

Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait une si grande confusion des rôles politiques en Algérie. Il importe peu que ce soit Ahmed Ouyahia avec ses deux chapeaux de secrétaire général du RND et de directeur de cabinet de la Présidence ou le premier ministre Abdelmallek Sellal qui parlent à la population. Ils ne sont que les faire-valoir du seul propriétaire des lieux. Ce dernier rédigera comment il veut la constitution de son pays. Il serait donc très surprenant qu’Abdelaziz Bouteflika arrive à doter les Algériens de ce qu’il n’a pas, soit une constitution forte.

Compte tenu de la mainmise sur la Constitution que le gouvernement algérien concède au président, il n’est donc pas surprenant que le processus d’adoption du document le plus fondamental qu’il y a en Algérie ne soit pas encore très bien établi. Le président de la République décidera lui-même s’il désire le faire adopter par voie référendaire ou par le parlement, affirme encore Ahmed Ouyahia. Cela dépendra peut-être de l’humeur du moment où de la température. Qui sait ? Toujours selon le directeur de cabinet de la Présidence, seul le président peut décider de l'échéance de l’adoption de la Constitution. Les Algériens ne peuvent qu’attendent passivement de voir quand sera présenté le document qui, comme l’anneau unique, les gouvernera tous.

Ce que vient de révéler Ahmed Ouyahia est de la plus grande importance. Il y a en Algérie beaucoup de locataires, mais seulement un propriétaire qui gère sans partage selon ses désirs. Cela conduit à des incohérences que l’on peut facilement trouver dans le discours du gouvernement qui doit dicter à la population tout en pliant face au président. Alors même que Bouteflika interdit le retour à l'endettement extérieur pour les citoyens ordinaires et les petites entreprises, il commande 14 avions de chasse Sukhoi 30, rajoutant quelques milliards sur l’ardoise que doivent déjà les finances publiques aux armateurs extérieurs. Rappelons que le budget alloué au ministère de la Défense dans le cadre de la loi de finances complémentaires 2015 est d’environ 9,8 milliards de dollars. Il n’est pas question ici de prévoyance, mais d’insouciance et de dilapidation des fonds publics.

Cet achat onéreux du gouvernement se fait alors que les prix du pétrole ont terminé la semaine en baisse et que le baril de Brent de la mer du Nord est sous les 50 $ alors qu’il était d’environ 120 $ l’année dernière. Or, 98 % des ressources financières algériennes proviennent aujourd'hui des exportations des hydrocarbures. Les réserves de change ont donc passés de 184 milliards à 150 milliards de dollars, une perte de plus de 18 % en une seule année. Comme si cela n’était pas assez, les analystes de Goldman Sachs prévoient même un baril de pétrole à 20 dollars. Rajoutez à cela une balance commerciale déficitaire de 7,78 milliards de dollars au premier semestre 2015, alors qu'elle était excédentaire de 3,2 milliards à la même période l’année précédente et il n’est pas surprenant qu’il faille actuellement payer près de 120 dinars pour un seul euro.

M. Gourd

Ahmed Ouyahia, l'homme de sales besognes.

Ahmed Ouyahia, l'homme de sales besognes.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 13:13
Bouchouareb Rebrab, un atroce duel.

Bouchouareb Rebrab, un atroce duel.

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, a porté de gravissimes accusations à l’encontre de l’industriel Isaad Rebrab. Le ministre accuse le patron de Cevital de transferts illicites de devises et de montages qui pourraient s’apparenter à de l’extorsion de devises.

Lors d’une conférence organisée à la Résidence d’Etat de Djenane El Mitak, le ministre n’a pas été de main morte. Selon des déclarations rapportées par notre confrère Algerie-focus, "Isaad Rebrab a trompé le gouvernement lors de l’acquisition de Brandt. Nous avons tout un dossier avec des preuves à l’appui", accuse le ministre Bouchouareb. Si l’on se souvient des déclarations de l’homme d’affaires lors de son passage à l’émission L’invité de l’économie, de la chaîne sécuritaire Dzair News, les répercussions de ces accusations peuvent dépasser les limites d’une escarmouche domestique. L’acquisition de Brandt s’est faite avec une forte implication du ministre français de l’Economie d’alors, Arnaud Montebourg. Si, réellement, dans cette affaire Monsieur Rabrab a "trompé" le ministre algérien, quid de son rapport avec le Français ?

Le ministre ne s’arrête pas à cette seule accusation de transfert illégal de devises. Il y ajoute ce qui suggère à de l’escroquerie et de l’extorsion de devises. Voire ! Ainsi, M Rebrab aurait introduit du "matériel usé déclaré à 5,7 millions d’euros alors que sa valeur réelle ne dépasse pas les 2,5 millions d’euros”. Circonstance aggravante, selon le ministre de Bouteflika, Rebrab "a voulu offrir du matériel neuf aux Français et se débarrasser du matériel usé dans mon pays [dixit Bouchareb], l’Algérie".

Ces accusations gravissimes peuvent valoir de la prison au patron de Cevital, surtout que transparaît en filigrane des soupçons ou des accusations d’intelligence économique au détriment de l’Algérie.

En vrai, Issad Rabrab, un des plus importants investisseurs algériens, n’est pas à ses premiers déboires avec l’exécutif. En Algérie même, nombreux sont ses projets en souffrance. Il a même été empêché de prendre une participation de 15 % au sein de NCA Rouiba. Le café presse politique (CPP) du site spécialisé dans l’information économique, Maghreb Emergent, avait révélé que Cevital était à l’origine du scandale fiscale qui éclabousse les importateurs automobile.

Devant de telles accusations les réactions se font convergentes pour faire le parallèle avec l’affaire Saadani, le taulier du pouvoir, qui a acquis de luxueux biens immobiliers en France, ou l’affaire Khellil, dont le préjudice sur l’économie du "pays de M. Bouchouareb" est autrement plus élevé. Mais là, motus et bouche cousue, le ministre ne demande pas d’explications. LE gouvernement fait le dos rond. Et la justice demeure étrangement paralysée.

Au point où est arrivé le ministre de l’Industrie et des mines, le moins qui puisse être attendu est que "le dossier, avec preuve à l’appui" soit mis à la disposition de la justice. M Rabrab doit être soit confondu, soit lavé de l’effronterie d’un gouvernement largement mis en cause dans son patriotisme par de lourds dossiers économiques (Ateliers de montage Peugeot et Renaud ; gaz de schistes, ….) et dans sa légitimité politique (gouvernement en porte à faux avec la lettre et l’esprit de sa propre constitution).

Pour aider nos lecteurs à se faire une idée un peu plus claire nous leur fournissons en annexes les liens vers l’émission de Dzair News et le CPP de Maghreb Emergent.

M. Bakir

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