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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 12:36
Des migrants subsahariens et des réfugiés syriens.

Des migrants subsahariens et des réfugiés syriens.

Arrivés il y a trois mois dans la ville de Béjaïa, après une traversée périlleuse du désert, les migrants nigériens n’ont trouvé de moyens de subsistance qu’auprès de la population locale. Moult fois sollicités pour assurer le minimum vital à quelques dizaines de migrants en détresse, les services de la wilaya adoptent la politique de l’autruche en attendant une décision centrale.

Parmi les rares associations, qui activent sur le terrain pour apporter assistance et aide humanitaires aux réfugiés syriens et migrants subsahariens, l’Association pour la défense et l’information du consommateur (ADIC) de Béjaïa, l’association de bienfaisance Inchirah et le Centre de documentation en droit de l’homme de Béjaïa (CDDH), affilié à la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH). Des organisations dont les membres ont le cœur sur la main, des adhérents dévoués pour soulager l’homme dans sa détresse quelles que soient la couleur de sa peau, sa religion, sa race et les raisons qui l’ont contraint à vivre sans papier dans un pays étranger.

Yanis, président d’ADIC, a tracé un programme à court terme pour aider ces migrants. Il consiste en un apport en nourritures, en vêtements et prochainement – il y travaille – une assistance médicale avec l’aide d’autres associations compétentes dans le domaine sanitaire. «Nous avons commencé par les recenser. Aujourd’hui, j’ai un chiffre qui se rapproche de la réalité, notamment pour la ville de Béjaïa. Il y a plus de 150 personnes à errer dans les rues et à mendier», dit Yanis en retirant de sa poche des bouts de papier sur lesquels il prend ses notes.
En ce jeudi 15 octobre, ADIC organise une distribution de vêtements aux migrants. Les dons sont déposés dans un local, chez un membre de cette association qui a élu siège à la cité CNS, au centre-ville.

Il est 16h. Deux voitures, une moto et un fourgon démarrent vers le quartier Edimco, à l’est du chef-lieu. Sur place, les familles nigériennes se rassemblent pour le dîner qu’elles préparent sur un feu de bois. Ce qui facilite la tâche de Yanis et ses copains, ce sont les liens d’amitié que le groupe a tissés autour des matchs de football organisés auparavant avec les jeunes migrants. Yanis appelle tout le monde par son prénom. A peine le fourgon chargé de vêtements garé, les enfants et les femmes se ruent vers la portière arrière avant de s’organiser en file indienne pour choisir ce qui leur convient en robes, chaussures, pantalons, vestes, etc.

Il n’en fallait pas plus pour que se dessine un sourire sur les visages des enfants et des mamans. Moins d’une heure plus tard, la procession de véhicules se dirige vers les Quatre Chemins. Sous le pont jouxtant la gare routière, des dizaines de familles de migrants y ont pris leurs «quartiers». «Nous allons distribuer ce qui reste de vêtements. Et j’apprends déjà qu’au siège, les habitants continuent d’affluer pour déposer leurs dons», dit un membre d’ADIC, tout sourire. Avant de commencer l’opération de distribution, les bénévoles semblent chercher une personne parmi les migrants. «Ceux-là sont très différents des autres. Ils sont moins accessibles.

Donc, on cherche le chef de la ‘‘tribu’’ qui nous aidera à organiser l’action», précise-t-on. L’activité attire les regards de tous les automobilistes de passage. Des conducteurs s’arrêtent pour déposer des «colis» tout en saluant cette initiative de ces jeunes d’ADIC et d’Inchirah. Ce qui n’était pas le cas pour les policiers en patrouille. Attirer par l’attroupement et un cameraman amateur, membre de l’association, ils s’arrêtent pour demander une autorisation de filmer sans le respect des usages, faisant moins attention à leurs manières – descendre du véhicule, le salut et le ton moins agressif… L’officier demande à l’un des membres de l’association de le suivre dans le véhicule.

Ce qui a été pris pour un manque de respect par les membres qui ont failli être embarqués pour avoir fait la remarque. Ces gens-là sont-ils considérés comme des clandestins ? «Des clandestins qui vivotent ici depuis trois mois sous ce pont lugubre sans la moindre prise en charge. Donc, si vous ne les embarquez pas, laissez-nous les aider !» rétorque Yanis à l’officier en tenue de combat. A se demander si un sans-papiers a le droit à la protection ou est-il coupable de tout ce qui peut lui arriver dans la rue ?

Par ailleurs, la LADDH, à travers la CDDH de Béjaïa, s’est attaquée au volet juridique de cette crise migratoire qui remonte du Sud. L’humain étant au centre des débats, l’organisation a plaidé, lors de nombreuses rencontres et rassemblements, pour la mise en place d’un cadre juridique réglementaire et des mécanismes de prise en charge.

Et ce, même si la LADDH est convaincue que la véritable solution doit être trouvée à la source, c’est-à-dire dans les pays d’origine de ces migrants et réfugiés. Après l’incident avec la police, le groupe de jeunes s’est dit déterminé à terminer son action qui devra se prolonger tout au long de cet hiver. Ils pensent déjà à organiser une campagne de vaccination pour les enfants en collaboration avec d’autres associations qui activent dans le domaine de la santé.

Moaâz et les autres, les condamnés à errer

Moaâz est un jeune Nigérien né en 1988 dans le département de Matamèye, à 826 km à l’est de la capitale, Niamey. Il y a trois mois, il a quitté sa région pour l’Algérie à la recherche d’un travail afin de nourrir sa famille qui est restée au pays. «Je n’ai pas fait d’études. Toute ma vie, j’ai vécu de petits boulots, mais depuis quelques années, le travail est devenu rare au Niger.

Les gens que vous voyez ici ont fui la faim à cause des conditions économiques et d’autres ont été persécutés par les groupes terroristes de Boko Haram.» Comme Moaâz, chaque personne ou famille a une histoire. Moaâz raconte qu’il a perdu son père au cours d’un attentat terroriste qui a ciblé une mosquée dans le sud-est du Niger, où les islamistes armés sont très actifs.

«Derrière moi, j’ai laissé ma mère, ma femme et ma grande sœur à qui j’envoie de l’argent dès que j’en ai», poursuit-il, en poussant un soupir.
Ils sont des milliers à rejoindre l’Algérie chaque année. Des clandestins, aux yeux du gouvernement algérien qui organise chaque année une expulsion sous le couvert d’un rapatriement volontaire des migrants avec la collaboration de l’Etat nigérien.

Mais l’hypocrisie de ce programme déployé en grande pompe et surmédiatisé, marqué par des échanges de visites officielles, est mise à nu par le retour quasi systématique des migrants. Ces derniers n’hésitent plus à rappeler la cause de leur errance : la crise sécuritaire, politique et économique qui prévaut dans leur pays et dont le gouvernement nigérien est responsable. Ils en parlent à ceux qui veulent les écouter.

Certes, les migrants sont moins au fait de la crise financière que traverse l’Algérie, mais ils estiment, qu’«en Algérie, nos conditions sont également difficiles. Malgré tout cela, les Algériens sont généreux et c’est ce que nous avons constaté à Béjaïa», dit un autre migrant avant de poursuivre : «Nous dormons dehors, sous les ponts et les arcades des immeubles.

L’hygiène est dangereusement dégradée dans les espaces que nous occupons. L’état de santé des enfants et des personnes âgées est fragile.» La discussion est entrecoupée par les va-et-vient de quelques automobilistes qui s’arrêtent pour déposer des colis de nourriture et de vêtements chauds. L’hiver est à nos portes.

En attendant le programme d’«expulsion», expertement appelé par les décideurs programme de «rapatriement volontaire» pour ne pas froisser les sentiments des organisations humanitaires, les migrants subsahariens et les réfugiés syriens ne peuvent compter que sur la solidarité des citoyens de Béjaïa, en particulier l’association ADIC et la Ligue algérienne des droits de l’homme. Ce sont les rares organisations actives sur le terrain pour apporter une aide humanitaire et rappeler à l’Etat algérien ses responsabilités.

«Nous avons bel et bien cherché du travail dans les chantiers, mais nous sommes refusés à cause de l’absence d’une autorisation de travail», disent-ils. Les entrepreneurs qui manquent cruellement de main-d’œuvre leur répondent que «nous voulons bien vous embaucher mais malheureusement vous n’avez pas de permis de travail et ça c’est interdit», rapportent-il. Au lieu d’aller à l’école, les enfants accompagnent leur maman pour mendier.

Ainsi, la première chose que ces gamins apprennent dans la rue, c’est de tendre la main et le mot «sadaka» (aumône). A la question de savoir comment il envisage son avenir, Moaâz, cet indésirable clandestin aux yeux de la loi algérienne, marque un silence de quelques secondes en balayant du regard «le campement».

Puis, il se retourne vers nous et dit avec un air abattu : «Je ne sais pas. Nous vivons au jour le jour. Pour le moment, mon seul souci est de subvenir aux besoins de ma famille et la mendicité est le seul moyen d’y parvenir dans ces conditions.» N. D.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 14:49
La pauvreté avance en Afrique.

La pauvreté avance en Afrique.

Dans une étude datant de 2011, la Banque africaine de développement (BAD) identifiait trois catégories de classe moyenne : une classe vulnérable (floating class) avec une capacité de dépense de 2 à 4 dollars par jour, soit à la limite de la pauvreté et pouvant facilement basculer en cas de crise. Une classe moyenne intermédiaire avec 4 à 10 dollars par jour et une capacité d’épargner et de consommer autre chose que les besoins alimentaires de base. Enfin, une classe moyenne supérieure avec un niveau de dépense entre 10 et 20 dollars par jour et par personne.

En Afrique, ces 30 dernières années ont été marquées par un recul de la pauvreté au bénéfice d’une classe moyenne dont la part dans la population du continent est passée du quart au tiers. En Algérie, la tendance est quasiment similaire. Selon l’étude de la Banque africaine de développement (BAD), la moitié de la population appartient à la classe moyenne vulnérable, soit la plus susceptible de basculer dans la pauvreté en présence «de chocs économiques extérieurs», lit-on dans le document. Dans cette catégorie, la part de la classe moyenne dans la population ne serait plus que de 27%. Autrement dit, près des 2/3 de la classe moyenne en Algérie sont constitués de la classe vulnérable. Mais qui appartient donc à la classe moyenne ?

Selon le profil établi par l’étude, il s’agit d’une catégorie de population vivant majoritairement en zone urbaine, propriétaire de son logement, plus encline à acquérir des biens de consommation durables (voiture, téléphone, équipements ménagers), occupée dans le salariat ou l’entrepreneuriat, le tout au sein de ménages de taille de plus en plus réduite. En Algérie, plus de 50% des 6,2 millions de ménages recensés jusqu’en 2011 possèdent un véhicule.

Plus des deux tiers sont propriétaires de leur logement et habitent en milieu urbain, alors qu’ils étaient 60% en 2000. Le niveau de consommation des ménages a presque triplé entre 2000 et 2010, avec cependant des disparités importantes. Ainsi, les 20% de la population la plus favorisée dépensent près de 5 fois plus que les 20% les moins favorisés. 90% des ménages ont au moins une personne occupée et plus de 40% en ont deux et plus.

Nouveau modèle

Ces quelques données de l’ONS permettent de se faire une petite idée sur l’évolution du niveau de vie des citoyens ces dernières années, sans toutefois donner une idée précise sur la dimension des classes moyennes. Les paramètres de l’inflation mais aussi de la dévaluation du dinar relativisent largement cette évolution.

Dans son étude 2011 sur les dépenses de consommation et l’évolution du niveau de vie des ménages, l’ONS indiquait que la part de la population habitant en milieu urbain augmente avec le niveau de vie. En 2000 quand la dépense mensuelle par tête était de 27000 dinars, moins de 20% de la population habitait dans le milieu urbain. En 2011, quand ce niveau de dépense a doublé, cette part est passée à plus de 25%. Une brève revue des statistiques relatives au parc automobile national permet de mesurer l’évolution ces dernières années.

Entre 2002 et 2013, le parc des véhicules de tourisme a augmenté par plus de 80%. Sa part dans le parc global est passée d’un peu plus de la moitié à près des deux tiers. Les voitures de moins de 5 ans (dont le nombre a été multiplié par 8 en 10 ans) qui représentait à peine 6% du parc de véhicules de tourisme en 2002, en représentaient le quart dix ans plus tard. En matière de dépenses et même si les biens alimentaires accaparent l’essentiel de la consommation, sa part dans la consommation globale a baissé au profit d’autres biens plus durables.

Ainsi, le budget réservé au logement et aux charges qui lui sont rattachées a augmenté de près de 50% entre 2000 et 2011 pour représenter 20% des dépenses. Le budget réservé au transport et aux communications a lui augmenté de près d’un tiers prenant une part de 12% en 2011.En 2000, les postes de dépenses durables (logement, meubles et électroménagers, transport) représentaient 26% des dépenses globales. En 2011, elles représentaient près d’un tiers (35%), témoignage d’une évolution du modèle de consommation qui dépasse désormais les simples besoins élémentaires.

Certaines formules de logements publics reflètent cette classe moyenne subdivisée en sous catégories. Il s’agit particulièrement de la formule AADL réservée aux classes intermédiaires touchant entre 24000 et 108000 da/mois et des logements LPP réservés aux salaires entre 6 et 12 fois la SNMG. Selon l’aveu du ministre de l’Habitat, le LPP répond à la demande d’une «classe moyenne supérieure constituée à 10% de cadres du secteur public, à 15% de cadres dans le privés et professions libérales et à 75% de fonctionnaires».

Ce qui était toutefois valable il y a 3 ans risque de ne plus l’être dans les années prochaines avec les effets attendus de la crise pétrolière. En considérant que 50% de la population fait partie de la catégorie les plus vulnérables de la classe moyenne, ce sont autant de personnes risquant de tomber dans la précarité et la pauvreté dont la part de la population, selon l’étude de la Banque africaine de développement, serait de 21%.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:55
Maine has found a stunning way to keep the poor in poverty

A savings account can be a powerful thing, especially for someone struggling to make ends meet. A little extra money on the side—even the tiniest of sums—can be a life-preserving cushion in the case of an unexpected injury, illness, or sudden unemployment. Building a financial base can also be a ticket out of poverty for families long relegated to economic hardship.

In Maine, though, the governor has fired up a debate about whether an individual can have a bit of money in the bank and still need governmental assistance. Starting as early as Nov. 1, Maine is going to limit the financial assets of welfare recipients, effectively discouraging them from saving money.

The state will place a $5,000 cap on the savings and other assets of residents enrolled in the Supplement Nutrition Assistance Program (SNAP). Those whose bank accounts, secondary vehicles and homes, and other assets considered non-essential by the government, exceed the limit will no longer be eligible to participate in the food stamp program. An individual's primary home and vehicle won't count toward the limit.

The thinking, according to the Gov. Paul LePage's office, is simple: People shouldn't be allowed to take money from the government if they don't need to. "Most Mainers would agree that before someone receives taxpayer-funded welfare benefits, they should sell non-essential assets and use their savings,” LePage said in a written statement.

"What people see, what they're concerned about these days, is the abuse of the welfare system," added David Sorensen, who is the director of media relations and policy research for Maine's Department of Health and Human Services. "Well, it's an abuse to enroll in the system when you've got $5,000 in the bank."

But the unintended consequences of asset tests, like the one soon to be implemented in Maine, can be crippling, according to a growing pool of people who oppose such requirements. They argue that impoverished Americans, hoping to break from the cycle of poverty, are instead further bound by it. Many in Maine, struggling to make ends meet, will no longer put money aside, since doing so could jeopardize their ability to eat.

"There's a reason most states have moved away from asset tests," said Ezra Levin, who is the associate director of the Corporation for Enterprise Development, a nonprofit organization that fights poverty. Levin specializes in tax and asset-building policies, and is highly critical of LePage's plan. "The tests are counterproductive. They don't help people become self-sufficient. They actually do just the opposite."

Up until 1996, federal assistance programs were more preoccupied with providing indefinite income support than lifting families out of poverty. That year, President Clinton signed the 'Personal Responsibility and Work Opportunity Reconciliation Act,' which effectively flipped the goal around. But many quirks about the programs, including their reliance on asset tests, weren't reconsidered along with their central purpose.

Today, asset tests have become unpopular. Increasingly, they have been viewed as inhibitors to self-sufficiency—people need to build a safety net, in the form of savings or assets, before they can transition away from government aid.

Only a handful of states, including Michigan, Wyoming, and Virginia, still require that food stamp recipients pass such exams. The rest—36 in all—have chosen to drop them in recent years. Most recently, Pennsylvania shed the practice.

Levin is not alone in his disapproval of the Maine governor's plan. Amy Fried, who teaches political science at the University of Maine, penned an opinion piece for local newspaper Bangor Daily News on Tuesday, detailing how the policy will hurt low income students hoping to save for college. Rachel Black, who is a senior policy analyst for New America, a Washington, D.C.-based think tank, told the Portland Press Herald last month that the legislation is "antithetical to the idea of promoting self-sufficiency."

Perhaps the most poignant criticism comes from an investigation published in 2013 by the Deseret News. The piece chronicles the struggles of Melissa and Jimmy, a couple living on food stamps. They saved money to ween themselves off of the program, but were forced off too soon, thanks to asset limits. They had no choice but to spend some of their savings so they could afford to eat.

"It felt like a no-win situation," Melissa told the Deseret News. "We were being forced to choose between what is good for our family in the long term and what our kids need right now."

Sorensen acknowledges that the forthcoming legislation has met ample disapproval. He says the governor's office expects the criticism to grow louder as the mechanics are implemented. But he believes the governor's plan is more careful than many realize.

"We're not penalizing anyone for having an IRA account or a 401K," he said. "We don't include personal items either, as some have people have suggested. The truth is that we're not actually being very strict about this."

Sorensen points to the fact that the USDA's default limit for bank accounts is $2,250, less than half the cap that will be implemented in Maine, as evidence of the program's leniency (though the default limit is neither binding nor adhered to by many states anymore). He also notes that it only applies to people without dependents (i.e. children).

But that's less generous than it sounds, says Levin. "Just because someone doesn't have officially registered dependents doesn't mean there aren't people who depend on them," he said.

Currently, a household of one can earn no more than $1,276 of gross income per month in order to receive food stamps. That same household can qualify for up to $194 dollars a month, or fewer than $7 dollars day, as part of SNAP, according to the Department of Agriculture. It doesn't take much math to figure out that neither that kind of income nor the daily food allowance affords any kind of lavish lifestyle.

"If someone manages to save money while earning next to nothing, why would we punish them for it?" Levin said. "Why would we discourage sound financial practices?"

The number of welfare recipients has shot up in Maine in recent years, largely thanks to the recession, but there is little evidence to suggest there is rampant abuse of the system. Studies have, in fact, suggested that the opposite is true. Only a tiny fraction of welfare recipients have enough in their bank accounts to fail the sort of asset test soon to be implemented in Maine.

Gov. LePage's policy is part of what Levin calls a long history of complicating the plight of the poor in America. The problem, he says, is that there's so much focus on people who don't deserve support that the people who do are made to suffer.

Normally it's Republicans who support programs that create incentives for poor people to save," Levin says. "The crux of conservative thinking around welfare is that people shouldn't grow dependent, but this policy does exactly that."

LePage says asset tests are necessary if his state is going to rein in a system he believes has grown too large for its own good. "What the governor is doing is breaking the cycle of generational dependency," Sorensen said. "Our goal here in Maine is to change the culture, and change the expectations of the system."

Janet Smith, a grassroots activist in Maine who helps impoverished communities with financial capability and asset building, sees only irony in that statement. "One of the few ways to break out of generational poverty is to build assets, to save money," she says. "The governor is effectively closing that window."

Poverty involves a complex web of sacrifices that policymakers aren't always privy to, she says. To demonstrate that disconnect, Smith tells the story of a man she once worked with, who couldn't afford to live on a street that was regularly plowed during the winters—which are long in Maine. Each day, he was forced to use a beat-up snowmobile to get from his home to his car, an unconventional but necessary step. From there he drove to work. And at day's end, the process repeated itself, in opposite order.

"I'm not saying SNAP recipients need snowmobiles," Smith says. "What I'm saying is that we're focusing on the wrong things."

Roberto A. Ferdman is a reporter for Wonkblog covering food, economics, immigration and other things. He was previously a staff writer at Quartz.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 11:57
Les mères célibataires, un problème complexe dans une société de tabous

Les mères célibataires, un problème complexe dans une société de tabous

Certaines femmes, en dépit de tout, décident d’élever seules leur enfant, d’autres se battent afin de le garder. L’une des tares de la législation algérienne : rien n’oblige le géniteur à reconnaître son enfant.

Malika la trentaine. Elle tombe enceinte. Son fiancé disparaît après dix ans de relation. Elle est contrainte, après mille déboires, d’abandonner l’enfant. L’histoire de Malika, racontée par le réseau Wassila, est la même que celle vécue par des centaines d’Algériennes de tous âges, de toutes conditions et de tous milieux, qui, faute d’alternative, sont jetées dans l’opprobre et la précarité. «Oui, le sujet est délicat et tabou. Mais il est urgent de regarder la vérité dans les yeux et d’arrêter de se voiler la face.

Les cas sont là et, qu’on le veuille ou non, l’Etat et la société doivent se rendre à l’évidence que ‘cela’ existe et qu’il est aujourd’hui impératif de mettre en place des moyens et des structures afin que le moins de femmes possible se retrouvent dans cette situation», plaide le réseau Wassila/Avife, qui a organisé, hier, une rencontre sur les mères célibataires et sur l’impératif d’une reconnaissance sociale et juridique de ces femmes. Elles seraient ainsi des milliers – par choix et parce qu’elles n’avaient pas le choix – qui ont donné naissance à un enfant en dehors du mariage.

Il est évidemment impossible de savoir réellement combien elles sont ; les chiffres officiels ne se basent que sur les enfants abandonnés et nés sous X, occultant totalement les femmes qui se battent, contre vents et marées, afin de garder leur enfant. «Le ministère de la Santé estime qu’ils sont 5000 enfants abandonnés, tandis que celui de la Solidarité nationale donne le nombre de 3000», précise Yamina Rahou, chercheure sociologue au Crasc d’Oran, auteure d’une recherche socio-anthropolique sur les femmes qui décident, en dépit de tout, d’élever leurs enfants.

Ces femmes, pour la plupart dotées d’un capital scolaire important, sont actives, quitte à travailler à des postes en deçà de leurs qualifications afin de survivre. «Elles sont toutes conscientes d’avoir transgressé les interdits et, bien qu’avoir un enfant ne soit pas un choix, elles en assument les conséquences», explique-t-elle.

Elle écarte d’un revers de la main l’argument religieux usé pour condamner ces femmes. «J’ai eu à prendre en charge une diplômée en sciences islamiques qui m’avait tout simplement répondu que ‘la faute est humaine’. Mais l’argumentaire religieux omet le fait qu’anciennement, les enfants nés hors mariage, de concubine ou d’esclave, étaient reconnus héritiers», souligne-t-elle. Ce qui est d’ailleurs le paradoxe de la société algérienne, dans laquelle les hommes fuient leurs responsabilités de géniteurs.

«Où sont les hommes ?»

«D’un côté, nous sommes dans l’ancienne logique patriarcale, sans pour autant que la gent masculine assume pleinement toutes ses filiations. Nous ne sommes toutefois pas dans une logique autre, puisque ces femmes, seules responsabilisées, ne jouissent d’aucune protection légale et leurs enfants n’ont aucune reconnaissance et aucun droit», s’indigne Yamina Rahou.

Ce qui fera dire à Fatma Oussedik, sociologue et membre du réseau Wassila, que c’est l’un des problèmes majeurs de la société. «Pour être femme, anthropologiquement parlant, il faut qu’il y ait un homme. Mais dans tout cela, où sont-ils, les hommes ? Ils abandonnent leur enfant parce qu’ils ont peur de la réaction de leurs parents ou de leur entourage, tandis que les femmes, elles, doivent l’affronter», déplore-t-elle. «Et si la femme va vers la responsabilité, c’est qu’elle est sommée de le faire, tandis que tout est fait pour que l’homme ne prenne pas les siennes», conclut-elle.

Car c’est aussi l’une des tares de la législation algérienne : rien n’oblige le géniteur à reconnaître son enfant. «La mère ne peut ainsi en aucun cas exiger la reconnaissance de la paternité, et ce, même dans le cas où le père est connu et que des témoins peuvent l’attester», insiste Dalila Djerbal, sociologue et membre du réseau Wassila. «Et même si le géniteur reconnaît la paternité, il n’a aucune obligation vis-à-vis de l’enfant ou de sa mère. Toutefois, cela n’affranchit pas et ne responsabilise pas entièrement la mère, puisque, à la moindre occasion, une autorisation paternelle lui sera exigée, même si le père n’assume aucune des obligations», ajoute-t-elle.

«L’institutionnel freine les changements»

Il y a toutefois, selon les intervenantes, un semblant de changement, ne serait-ce que dans le rapport que les femmes ont à leur grossesse et à leur vie. «Il y a une différence générationnelle entre celles socialisées dans les années 1970, qui étaient en quête de réhabilitation sociale et qui ont fait le deuil du mariage, tandis que les plus jeunes sont dans une logique de reconstruction et de poursuite de leur vie», analyse Mme Rahou.

D’autant plus que la société trouve des solutions détournées afin de faire reconnaître l’enfant et l’intégrer à la famille. «Les parents ont changé dans leur relation avec leurs enfants et ils œuvrent, individuellement, à la prise en charge de ces grossesses hors mariage. Mais l’institutionnel freine toutes ces adaptations», estime-t-on. Des solutions qui pourraient être plus aisées si les autorités et la société intégraient la donnée «vie sexuelle hors mariage» comme un «étant» de l’Algérie et permettraient ainsi de se prémunir contre ces situations.

«Il n’y a aucune notion d’éducation sexuelle, les femmes célibataires n’ont pas accès à la contraception ou à la contraception d’urgence et l’interruption volontaire de grossesse est illégale. Tout concourt donc à condamner des milliers de femmes, seules responsabilisées et comptables de ces grossesses», dénoncent les intervenantes à cette conférence.

G. Lassal

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 14:57

Le DRS (services algériens) a perdu le pouvoir avec la chute du général Toufik. Mais les généraux gardent la main sur les maffias de la devise qui se retrouvent dans le square Port-Saïd au cœur d'Alger.

De nombreux généraux du DRS ont été limogés ou mis à la retraite, mais leurs affaires continuent de prospérer sans connaître le moindre incident. Preuve en est, le square Port-Saïd, le marché parallèle de la devise qui se trouve à deux pas du port d'Alger, n’a guère été bouleversé par le départ du général Toufik, qui fut pendant un quart de siècle le patron du DRS. Les euros, les dollars américains ou canadiens et la Livre Sterling continuent de transiter dans ce square public, au vu et au su de tous, mais sans que personne n'ose s'approcher de ces comptoirs improvisés où valsent les billets de banque.

Au bonheur des généraux

C'est que des quantités considérables de ces devises sont écoulées chaque jour au bonheur des caïds de ce marché et parmi lesquels le général M'Henna Djebbar, l'ex-patron de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA), l’une des divisions les plus stratégiques du DRS qui a été rattachée à partir de 2013 à l’état-major de l’armée algérienne. Mis à la retraite fin 2011, M’henna Djebbar fut parmi les hommes forts du cercle restreint du général Toufik. Le départ de son mentor ne lui a pas causé beaucoup de tort puisqu’il continue d’employer ces jeunes «cambistes» au square Port-Saïd. Un business florissant qui lui rapporte une centaine de millions d’euros par an. D’autres anciens généraux du DRS comme Abdelkahder Kherfi, alias Ahmed, disposent aussi de leurs équipes de revendeurs de la devise au square Port-Saïd.

Cette bourse parallèle a longtemps été utilisée comme une « caisse noire » où quelques hauts gradés du DRS arrondissaient leurs fin sd emois. Les généraux et hauts gradés des services secrets algériens soutenaient un groupe d’importateurs qui surfacturaient leurs importations. Les montants surfacturés sont réinvestis, par la suite, sur le marché parallèle et proposés à la vente dans une Algérie où les citoyens n’ont le droit qu’à une allocation touristique de l’équivalent de 15000 Da en devises, à savoir 130 euros. Profitant de ce verrouillage, ces caciques du DRS ont créé cette bourse parallèle depuis les années 90. Et le départ du général Toufik n’a absolument rien changé à ce marché.

La déchéance des caciques du DRS n’est pas aussi cruelle que l’on imagine.

Port-said, le lieu de toutes les magouilles

Port-said, le lieu de toutes les magouilles

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:17

Des associations, partis politiques et syndicat nous ont fait parvenir cet appel-pétition pour un accueil digne des réfugiés de la misère en Algérie.

Fuyant la guerre, la misère, les réfugiés syriens et les migrants subsahariens cherchent refuge dans notre pays .La société civile de Bejaïa ne saurait admettre que des femmes, des enfants et des hommes se retrouvent dans l’errance et s’adonnent à la mendicité. Tous ces migrants ne se retrouvent sur notre territoire qu’avec l’assentiment de l’Etat algérien. Celui-ci ayant paraphé et ratifié les chartes et les conventions relatives aux droits humains notamment celle relative au statut des réfugiés et des migrants, a donc l’obligation et le devoir de prendre en charge tous ces migrants (hébergement, santé, scolarité…).

Pour ce faire, des mesures urgentes doivent être prises au niveau de notre wilaya. La première consistant à regrouper tous ces réfugiés dans des centres d’accueil décents afin d’établir le recensement de toutes ces personnes et surtout leur redonner toute leur dignité. Cette étape ne sera que l’amorce pour un règlement définitif de cette situation. A cette effet, nous, société civile appelons la population a un rassemblement devant le siège de la wilaya le 11 octobre 2015 a 10h00 afin d’interpeler les pouvoirs publics pour assumer toutes leurs responsabilités.

Bejaia, le 30 septembre 2015

Signataires:

- Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH).

- Comité de solidarité aux travailleurs de la wilaya de Bejaia (CSTWB).

- Ballade littéraire de Bejaia (BLB)

- Union démocratique et social (UDS) Bejaia.

- - - Mouvement démocratique et social (MDS).

La société civile bougiote appelle à un accueil décent des réfugiés en Algérie
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:47
La jeunesse algérienne est consternée par le pouvoir des vieux.

La jeunesse algérienne est consternée par le pouvoir des vieux.

Monsieur Bouteflika, je réponds à votre adresse à la nation algérienne, puisque chacun d’entre nous à ce droit de s’en revendiquer, un mot qui n’est pas exactement de votre monde.

Je ne vous appellerai pas monsieur le Président car votre vie entière a entaché cette fonction. Vous nous parlez de belles et grandes choses que vous nous promettez pour le futur mais, nous, nous jugeons un demi-siècle de votre passé, radicalement à l’opposé de vos paroles.

Vous n’avez jamais été autre chose qu’un instrument de la brutalité militaire d’Etat. Vous avez raison de rendre hommage à l’ANP en ce 5 juillet, ils vous ont fait roi et restent vigilants à votre égard. Vous, plus que quiconque, savez que ce n’est pas votre caricatural de frère qui les fait trembler mais qu’ils sont restés les maîtres.

Votre vie politique a commencé par un coup d’état militaire, la pire des choses pour le démocrate que je suis. Mais pire encore était à venir. Un régime militaire, une police politique, une corruption et un pillage sans nom ont toujours accompagné le parcours de votre vie. C’est ce qui restera comme bilan, impossible de vous en défaire.

Vous avez toujours cru que votre talent était votre curriculum vitae en tant que ministre des affaires étrangères. Les cheveux longs, pattes d’éléphant et le jet ministériel, à parcourir le monde pour des discours à la Fidel Castro. Votre légende auprès des citoyens et, particulièrement des femmes, était construite, incrustée et indélébile. Intelligent, instruit, ne buvant jamais une goutte d’alcool, intègre comme un moine, c’est toujours fascinant ce que peut introduire dans les esprits une dictature sanglante.

Non, monsieur Bouteflika, vous n’avez été rien de tout cela. C’est la terreur, l’inculture et la corruption qui ont façonné cette image. Ce que vous avez cru talent était usurpation car qui aurait osé prétendre vous remplacer au risque de sa vie ? Vous avez cru que votre charisme était puissant, ce n’était en fait que crainte et flagornerie. La peur et la crainte de tout perdre, depuis l’emploi jusqu’à la vie, ont eu le miracle de faire de vous le plus intellectuel de toute la brochette de vos petits camarades. Vous rendez-vous compte, vous, le plus intellectuel, vous les avez bien eus, la crainte dicte toujours sa loi à la pensée.

Vous étiez reçu dans tous les palais présidentiels et royaux comme un homme important, qu’on courtise et dont on craint la réaction. Il faut vous réveiller, monsieur Bouteflika, cela n’a été du qu’au pétrole et à la puissance du soulèvement post-colonial, certainement pas à votre personne.

Combien de veuves ont pleuré leurs hommes disparus, ont crié la douleur de leur fils torturé ou assassiné ? Combien d’êtres humains ont été broyés et ont mis genoux à terre devant la puissance sanglante de la police politique. Vous avez été le leader d’un régime de bouchers et de barbares. Dans mon langage à moi, j’ai beau chercher, on appelle cela un assassin.

Votre fin de vie n’a pas plus d’honneur que celle du passé, dans une situation physique dégradante, vous vous accrochez au pouvoir avec une fratrie qui vous entoure et vous protège en faisant trembler tous ceux qui les approchent.

Adressez-vous, autant que vous voulez, au peuple algérien par votre discours, moi je n’ai aucune oreille à prêter à vos paroles. Ma pensée et mon respect vont aux veuves et aux orphelins ainsi qu’à tous les misérables, financièrement et intellectuellement, que vous avez créés. C’est à ceux-là que je pense et à rien d’autre.

Je ne verserai pas le début de l’ombre d’une larme pour vous et sachez que vous vous en sortez très bien car vos petits camarades africains commencent à défiler devant le tribunal pénal international. Ce sera peut-être votre fratrie qui vous y remplacera.

Et lorsque vous monterez au ciel, saluez le diable, votre vie aura été un hymne à son honneur.

Sid Lakhdar Boumédiene

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:44

Dans la matinée de dimanche, le siège de l'APC de Djezar, situé dans la localité de la commune de Barika distante de 125 kilomètres à l'Ouest de Batna, a été fermé par une centaine de manifestants regroupés de différentes mechtas de la région, a-t-on appris auprès de nos sources.

La société civile s'organie et se met en mouvement pour porter ses revendications, même dans les coins les plus reculés d'Algérie. Selon nos informations, les habitants en colère des petites communes telles que Lakhrayech, El-Maachat, El-Ajiba, Ouled Toumi et Hadjissa ont fermé le siège en signe de protestation. Ils réclament tout d'abord la rénovation d'une école primaire, qui représente un danger permanent pour leurs enfants où, à ce jour, la rentrée scolaire n'a pas eu encore lieu.

Plusieurs réclamations ont été introduites par l'ensemble des habitants durant les 10 dernières années auprès des responsables, hélas, sans suite. En vain, les autorités locales sont restées sourdes à ces demandes.

Cette région rurale est complètement abandonnée par les autorités. Plus d’un demi-siècle après l’indépendance, en dépit des milliards injectés ailleurs, la population de Barika est oublié et surtout dépourvu des moyens modernes, tels que l’eau, l’électricité ou le gaz.

Les habitants en colère réclament de l'eau courante dans leurs foyers. A ce propos, l'eau potable se fait de plus en plus rare au sein de ces localités. Cette problématique a, elle aussi, maintes fois soulevée par ces habitants auprès des autorités locales. Ainsi la population revendique l’installation du réseau de distribution en gaz et électricité, notamment pour les zones agricoles, dans le cadre du programme et développement. La question du logement rural est aussi soulevée. Devant le nombre incalculable de revendications jamais entendues ni satisfaites, par les autorités locales, les habitants ont décidé de bloquer le siège de cet institution afin de se faire entendre une fois pour toute, apprend-on.

Vent debout, les habitants des mechtas sollicitent l'intervention auprès des autorités de wilaya afin de trouver des solutions adéquates à leurs problèmes.

A. Benyahia

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 12:59

L’accès au logement social pour étudiants n’est pas de vigueur en Algérie, contrairement à ce qui est commun chez les étudiants d’outre-mer. Economiquement vulnérables, et en l’absence de tout autre dispositif d’aide au logement étudiant, la plupart de ces jeunes cohabitent en coloc’. El Watan-étudiant passe en revue les témoignages de ces étudiants ballottés entre la spéculation d’un marché immobilier en hausse et les regards inquisiteurs d’une société mal à l’aise avec ses célibataires.

A quelques jours du grand retour sur les bancs des universités, beaucoup d’étudiants ne sont pas encore arrivés à résoudre ce qui est censé être un préalable indispensable à une année d’études sereine : le logement reste une contrariété majeure qui irrite la communauté estudiantine et handicape sa quête scientifique.

Ainsi, outre les résidences universitaires, dont l’accès demeure problématique, le logement pour étudiant est une autre alternative bien que peu usitée dans notre pays pour des considérations économiques évidentes, mais aussi d’autres réserves sociales plus pesantes. Par ces temps de «crise», le marché de l’immobilier, sensiblement en hausse, fait d’emblée le bonheur des spéculateurs et prend en otage la frange de locataires les moins aisés, dont la population estudiantine encore plus vulnérable.

Qu’il s’agisse des nouveaux bacheliers ou d’étudiants plus anciens, beaucoup de ces jeunes qui quittent leur localité d’origine font face à une inextricable difficulté pour trouver un pied-à-terre dans le rayon de leur lieu d’études. Privés de chambres U et ne pouvant se permettre la location d’un appartement entier, cette catégorie d’étudiants cherche justement des «chambres à louer», individuelle dans le meilleur des cas ou commune du moins. La colocation paraît être le mode de logement le plus prisé. Mais encore, à quel prix ?

Précarité et Communautarisme

Si la précarité donne naissance à une certaine forme de solidarité, force est d’admettre que certaines conduites régionalistes sont à l’origine de bon nombre d’embarras. Si, d’une part, la cotisation solidaire soutient les petites bourses devant un marché immobilier ruineux, d’autre part des comportements similaires font que les résidences universitaires en face restent squattées par des «indus occupants», inconnus à l’administration universitaire.

Les intrus sont souvent des travailleurs, ou même des «touristes» hôtes originaires des patelins d’étudiants résidents. Cette dernière indication n’est pas inopportune car il semble que ces regroupements «régionalistes» sont en effet un trait typique de la cohabitation estudiantine. En effet, ils sont des centaines d’étudiants - si ce n’est beaucoup plus en l’absence de statistiques fiables - à cohabiter avec de jeunes travailleurs dans des appartements du centre-ville. Logés souvent chez des connaissances issues de la même ville ou village d’origine, cette forme de mutualisation des ressources demeure malheureusement l’apanage d’une approche ethnique étriquée.

Généralement célibataires, les locataires - authentiques - peuvent être également de jeunes pères de famille venant de localités enclavées à la quête de travail dans les grandes villes, mais incapables de payer un loyer à eux seuls, ils préfèrent abriter des étudiants venus de leurs régions respectives. Mais en l’absence d’un généreux hôte, les étudiants se regroupent et s’entendent pour déléguer un représentant pour assumer la responsabilité légale devant un notaire et pouvoir ensuite loger chez lui et contribuer à payer la somme du loyer ainsi que les autres charges y afférentes. Majoritairement célibataires, les colocataires sont systématiquement du même sexe.

Evidemment. Car si la mixité dans les mentalités algériennes est carrément sujette à proscription, les locataires célibataires et les étudiants en particulier souffrent toujours des suspicions malsaines d’une société obsédée par le vice. Ahmed, étudiant et colocataire, évoque le harcèlement qu’il a subi de son voisinage inquisiteur. «L’étudiant n’a plus les égards dont il jouissait jadis ; dès mon déménagement dans un immeuble ancien dans un quartier pourtant en plein centre, j’ai été sommé par les voisins de me faire accompagner par un membre âgé de ma famille ! Sachant pourtant que je suis majeur et légalement locataire», s’indigne Sofiane, étudiant de M’sila.

Calomnie et exploitation

Cette fâcheuse intrusion dans la vie privée des colocataires est indûment invoquée prétextant des «éventuelles déviances des mœurs» ; ainsi, recevoir des invités chez soi est dépendant de l’habilitation des voisins, et amies ou collègues de sexe opposé y sont bannies. «J’ai dû appeler ma grand-mère à la rescousse et ce n’est qu’après une sacrée scène à leur adresse qu’ils ont revu leur ingérence à la baisse et rendu leur surveillance plus discrète», ajoutera Ahmed.

Les logements étudiants restent ainsi «mal vus», assimilables à des maisons de rendez-vous galants et si les garçons y subissent encore les intimidations, les femmes célibataires actives ou encore étudiantes y sont carrément montrées du doigt par «une société hypocrite», tance, indignée, Hanane, étudiante en médecine et d’ajouter : «J’en connais des voisinages qui font bon ménage avec des lieux de débauche avérés et des maisons closes sous les bons auspices des habitants et des autorités ; hélas, ce sont les braves filles qui sont impunément harcelées. Quand il m’arrive de rentrer très tard et exténuée de l’hôpital où je poursuis ma post-graduation, mes voisins me toisent comme si je rentrais ivre d’un cabaret.» Linda, une autre étudiante en biologie, partage son indignation.

Elle s’est vu également stigmatisée par l’administration de sa résidence universitaire même après avoir tenté de concilier ses études avec un travail en intermittence. «J’avais réussi à décrocher un le poste de téléopératrice dans un call center, tout allait pour le mieux jusqu’au jour où mon employeur m’affecta à un horaire plus tardif», raconte la jeune fille qui habite désormais seule dans un studio loué près de son lieu de travail, et de poursuivre : «Les agents de sécurité m’ont outrageusement interdit de rejoindre ma chambre en insinuant des soupçons sur ma conduite.» L’administration, au lieu de lui rendre justice et étudier le cas des étudiants contraints de travailler pour financer leurs études l’a bonnement menacée d’expulsion. «Ne pouvant compter sur ma maigre bourse ni le support de mes modestes parents pour poursuivre mes études, j’ai dû quitter la cité U pour garder mon emploi ; du coup, cela m’a motivée davantage pour parachever mes études et construire ma vie avec plus d’assurance», ajoutera-t-elle.

Contrairement à Linda qui semble réussir son émancipation, ils sont nombreux à galérer en dehors des cité U, ballottés entre parents proches et amis pour les moins nantis et à la merci des agents immobiliers ou des particuliers peu scrupuleux qui osent proposer même des «lits» à louer pour les plus désespérés, et comble de ce méprisant marchandage, le chantage à la réputation comme pour mieux les abuser.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 10:49

Et si l’on faisait nôtre la fameuse formule du chimiste Lavoisier, «Rien ne se perd tout se transforme», pour sortir des débats gorgés soit de préjugés, soit de sous-entendus concernant les langues du pays. Les problèmes de l’acquisition d’une langue et les relations de celle-ci avec la psychologie, la pédagogie et la science du cerveau requièrent des connaissances précises.

Or, dans la chaude ambiance et par uniquement saisonnière, certains sautent par-dessus ces connaissances pour se focaliser sur le politique et l’idéologie. Pourquoi pas ? Sauf que la politique et l’idéologie sont loin d’être neutres, chacun en convient.

Il y a donc des forces qui se battent derrière leur drapeau. Est-ce celui de l’Algérie et de son peuple ? Tous répondent évidemment que oui. Si c’est oui, pourquoi donc cette avalanche de propos qui frisent la haine et le racisme ? Tout d’abord, pourquoi ce feu nourri contre l’arabe parlé (populaire), comme si cette langue était une tare. Ça me rappelle la colonisation qui nous interdisait de parler notre langue à l’école de la

«République».

Énonçons quelques évidences pour mieux dénicher les desseins de certains acteurs de cette polémique.

Ces évidences, c’est l’histoire des langues depuis la nuit des temps qui nous les fournit. Mais pour accéder aux secrets de cette histoire, il faut évidemment se débarrasser des lunettes de l’ignorance ou des idéologies anachroniques. Voici quelques-unes de ces évidences :

1- La langue est la plus belle des inventions de l’homme non pas comme fruit des combinaisons chimiques chères à Lavoisier, mais uniquement par la confrontation de l’esprit de l’homme avec son semblable, opération donc des plus abstraites qui a permis aux hommes de tracer une frontière avec le monde animal dépourvu de langue(s).

2- Une langue naît, vit et peut mourir car son destin est lié à de multiples facteurs politiques, économiques et culturels.

3- Une langue est un produit historique d’un peuple (ou communauté humaine) et non une «fabrication», une propriété d’une couche ou caste sociale. A partir de ces faits «contrôlables» par tout un chacun, se résout de lui-même le problème de la naissance des langues, de leur long cheminement qui se solde par des transformations.

Le destin d’une langue dépend donc uniquement des capacités des hommes à l’enrichir et la défendre, faute de quoi elle est vouée à une mort programmée.

On accole à une langue tous les qualificatifs possibles : riche, poétique, scientifique quand cette langue est alimentée par ses écrivains qui fouillent l’âme de leur société, par ses philosophes et ses scientifiques qui proposent des concepts pour le travail abstrait (producteur des connaissances), par ses agents économiques qui font circuler les biens et les idées.

Les langues meurent donc, mais pas toujours par la brutalité de l’histoire. Et quand elles ne meurent pas par cette brutalité-là, elles se transforment en une multitude de langues liées aux particularités et aux époques historiques de chaque peuple ou pays. Le latin et le grec ancien, langues par excellence de la culture dans l’antiquité, sont aujourd’hui des langues dites «mortes». Elles ne sont pas tout à fait «mortes» car elles continuent de frétiller dans les entrailles de langues d’aujourd’hui classées parmi les plus belles.

A côté du latin et le grec, on trouve deux autres «vieilles» langues, l’arabe et l’hébreu qui continuent elles d’exister pour deux raisons.

La première raison est leur statut de «langue de religion» qui leur a permis de résister au temps grâce à la liturgie et les rites qui sont pratiqués obligatoirement par les fidèles dans ces langues-là. Mais cette raison n’est pas suffisante car cela n’a pas empêché le latin, langue de la liturgie chrétienne de s’éteindre. L’autre raison qui explique la vivacité de la langue arabe, c’est son statut de langue de la science après avoir été la langue de la poésie par excellence (cf el Mouâlaquat).

Engendrées par la «magie» de l’esprit humain, les langues sont ainsi «inventées», adoptées, chouchoutées quand elles rendent des services inestimables à la satisfaction du besoin des hommes, celui de créer, d’enrichir leur imaginaire, de s’émerveiller de la beauté de la vie, de se soulager des angoisses et des malheurs enfantés par cette même vie.

Cette adoption est parfois imposée hélas par la violence (colonisation et conquête, Afrique, Amérique). Le paysage linguistique et culturel algérien n’échappe pas à ces évidences et se compose grosso modo de langues populaires (arabe algérien et tamazigh algérien) parlées et comprises par tous les Algériens en fonction de la région de leur enfance.

Vient ensuite l’arabe dit «lougha el fosha», enseigné à l’école mais dont on ne trouve pratiquement pas d’écho dans nos rues et nos foyers. Enfin le français qui s’est installé avec la colonisation mais qui perdure parce que nos langues nationales font défaut pour l’instant dans les champs économique, scientifique et les échanges internationaux.

Les langues populaires ne seraient pas de véritables langues selon certains «spécialistes» sous prétexte qu’elles sont truffées de mots étrangers (la fameuse tounoubil).

On oublie que les plus grandes langues font appel à des mots étrangers sans qu’on les cloue au pilori. On oublie aussi que ces langues populaires accueillent généreusement les mots du voisin avec qui on échange aussi bien des sentiments que des biens (exemple des frontaliers dans le monde entier et chez nous les échanges de mots d’arabe et de tamazigh sont courants).

Enfin, ces «spécialistes» oublient que la domination étrangère et la misère sociale font disparaître des mots et cette disparition appauvrit la langue. L’on sait maintenant que les pauvres même dans les pays développés utilisent 400 mots dans leur quotidien. Les mots «poétiques» et abstraits (de politique et philosophie) sont inconnus par ces populations exclues socialement ou dominées par une puissance coloniale.

Pourquoi sous prétexte de «pauvreté» de notre «dialectal» (el tounoubil) nourrit-on un tel mépris pour cette langue ? Pourquoi dans tous les pays arabes il y a une «coexistence pacifique entre la lougha fosha et darja sans que cela nuise ni aux travaux scientifiques ni aux activités artistiques ? (Cette réalité, on la trouve en Europe centrale, USA, France). Pourquoi cela pose problème chez nous ? Est-ce un problème de complexe de «l’arabité» comme existe le complexe du colonisé vis-à-vis de la langue française.

Une langue même dominante n’arrive pas toujours à effacer des mots des langues populaires auxquels les habitants restent fidèles. Car ces mots et les expressions viennent de loin et sont les meilleures nourritures de leurs âmes. Les adversaires de notre «dialectal» savent-ils que les plus grands écrivains introduisent et le vocabulaire et le style populaire dans leurs romans. Ferdinand Céline est le plus grand écrivain français du XXe siècle avec son Voyage au bout de la nuit.

Les Egyptiens avec leur «Nokta» dans leur littérature et cinéma ne font pas honte à la langue arabe etc. Ceci dit, les langues populaires rencontrent des difficultés qui s’aggravent avec la «mondialisation» qui balaie tout sur son chemin. Même les langues bien installées sont grignotées par internet. Le passage de l’oralité des langues populaires à l’écriture est semé d’embûches.

Ce handicap n’est pas insurmontable et il faut le dépasser pour ne pas voir notre culture et nos connaissances s’écrire dans une autre langue comme nos deux gloires de «l’antiquité» Saint Augustin et Apulée qui ont écrit leurs œuvres dans la langue du Romain maître du pays.

De même, de nos jours, notre monument littéraire Kateb Yacine a écrit Nedjma en français. On peut aussi se référer à l’Iran et à la Turquie (jusqu’en 1920 avec Atatürk) qui ont adopté l’alphabet arabe tout en préservant leur langue. Toutes les options sont les bienvenues du moment qu’elles permettent de sauver, comme le dit Kateb Yacine : «J’ai perdu ma mère et sa langue, ces trésors inaliénables et pourtant aliénés.»

Autant d’exemples qui peuvent nous aider à trouver notre voie en fonction des réalités d’aujourd’hui. Il faut aborder ces problèmes sans préjugés et notre seule boussole devrait être l’épanouissement de notre, de nos cultures par le biais de nos langues capables d’intégrer des apports extérieurs tout en constituant un barrage de feu contre les médiocrités langagières de dandys, enfants éphémères d’une mode aussitôt née aussitôt disparue. La langue arabe, c’est connu et reconnu, est une belle et grande langue.

Elle n’a pas besoin d’avocats. Enumérer les chefs-d’œuvre des sciences, de la poésie et de la philosophie suffit à faire taire les imbéciles qui réduisent la puissance et la beauté de cette langue à sa seule dimension «sacrée». Le problème n’est donc pas la langue. Le problème réside dans l’asile des manipulateurs et les forteresses des pouvoirs politiques qui cadenassent la culture et la liberté d’expression, autant d’obstacles pour toute langue qui veut être le porte-voix des tumultes de la vie. Si les ancêtres de ces manipulateurs avaient le pouvoir jadis, le monde serait orphelin des lumières d’Ibn Rochd et d’Ibn Khaldoun.

De nos jours, cette langue sous la plume de Mahmoud Darwich et d’Adonis a déshabillé ici l’occupant sioniste, là la dictature et les «amoureux» des ténèbres. Le sombre dessein de ces manipulateurs est de faire disparaître les cultures populaires véhiculées par nos langues populaires et réduire l’identité d’un peuple à un seul paramètre, celui de «la langue», la leur évidemment «purifiée» pour imposer leur morale pour mieux castrer nos désirs.

La langue française enfin, langue importée certes dans les bateaux des colonisateurs mais qui n’est point la propriété de ces derniers. Elle s’est installée chez nous pour des raisons que tout le monde connaît. Et quand bien même nos langues deviennent des langues de l’acier (formule de Boumediène), il est toujours utile, bénéfique de parler une langue étrangère car elle constitue une fenêtre sur le monde dans la mesure où les découvertes scientifiques et la grande littérature nous sont accessibles en français, pour des raisons évidentes, dois-je ajouter. A la vitesse où va le monde, nous serons toujours en retard si nous devons attendre la traduction en arabe d’un Chinois, un Russe, un Américain ou même nos voisins africains.

En fin, utiliser la langue française ne favorise nullement les méfaits du néo-colonialisme français, comme semblent le penser certains. L’histoire est là pour témoigner que les grands dirigeants de la Révolution portaient à l’aide de la langue de Molière le fer et le feu dans les assemblées internationales contre le colonisateur. Nedjma de Kateb, Les damnés de la terre de Franz Fanon ont donné des insomnies à nos oppresseurs qui ont dû regretter d’avoir «laissé» ces deux écrivains s’emparer de leur langue pour discréditer leurs discours dans l’arène internationale. Nos idéologues ne devraient pas oublier qu’une même langue est parlée par les opprimés et les oppresseurs. Ce qui les différencie, c’est le langage qu’ils inventent, les uns pour berner leur monde, les autres pour leur résister.

On le voit au Moyen-Orient où l’on finance une entreprise criminelle de démembrement des pays de la région après avoir déjà abandonné la Palestine. Pour ne pas tomber dans les travers des idéologies et rester optimistes, disons que nos langues populaires et l’arabe d’el fosha ne sont nullement une menace l’une pour l’autre. Leur cohabitation ne peut au contraire que les enrichir.

Et si danger il y a, il ne peut venir que si l’on cultive le déni des réalités en ignorant les «Evidences» de l’histoire des langues.




A. Akika

Cin
éaste

PS : Dans le domaine du cinéma, on a vu les ravages que subissent les films qui méprisent les langues populaires quand on fait parler des comédiens «trahis» par leur accent et leur ânonnement d’une langue qu’il n’ont pas entendue dans le ventre de leur mère.

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